Dans une vidéo publiée sur sa page «The Tberguig» sur Facebook, l’humoriste Asmaa El Arabi surprend en laissant de côté son humour habituel. Cette fois, elle se prend au sérieux, au propre comme au figuré. Connue pour son sarcasme et ses sketches inspirés du quotidien marocain, l’artiste profite de l’élan de la CAN 2025 pour adresser un message fort aux Marocains, mais aussi au monde: un appel au civisme, à la solidarité et au vivre-ensemble.
«Je crois que cette CAN nous a rappelé à quel point on s’aime, à quel point nous avons besoin de solidarité entre nous», lance-t-elle d’un ton calme et posé. L’humour, cette fois, n’est pas au rendez-vous. Et pour cause: il ne s’agit pas d’un sketch parodiant les bourgeois casablancais ou les travers de la société marocaine, mais bien d’un message engagé, porté par une citoyenne consciente de son impact.
Pour Asmaa El Arabi, l’esprit de fraternité observé dans les stades et dans l’espace public durant la compétition ne doit pas s’éteindre avec la fin de la CAN. «On ne doit pas perdre cette connexion. On doit installer la fibre entre nous. On a besoin les uns des autres», insiste-t-elle. Un appel à penser le développement du Maroc dans une logique collective, loin de l’individualisme: «J’ai besoin de toi et tu as besoin de moi pour construire l’avenir des générations futures autour d’un objectif commun.»
Lire aussi : Meryem Benoua, humoriste: «J’aurais aimé être agent secret»
Dans cet élan spontané, sans texte préétabli ni mise en scène, l’humoriste, l’une des plus actives et talentueuses de sa génération sur les réseaux sociaux, plaide pour une solidarité durable, ancrée dans le temps. «Soyons les supporters les uns des autres, sinon ça ne fonctionne pas. C’est ainsi que l’individu avance et que tout le monde progresse, chacun à son rythme», affirme-t-elle.
Un message qui dépasse la victoire ou la défaite sportive. Car, rappelle Asmaa El Arabi, il ne s’agit pas d’un simple «ego boost» lié au fait de gagner, mais bien d’un devoir collectif: celui de préserver cet esprit de solidarité qui, le temps d’une compétition, a uni tout un peuple.








