Vous achetez des dattes algériennes... Les 5 raisons qui vous feront changer d’avis illico

Dattes algériennes.

En dépit de rapports internationaux et d’analyses en laboratoire révélant la présence de substances toxiques et cancérigènes dans certaines dattes algériennes, ces produits continuent de circuler sur le marché marocain, suscitant inquiétude et indignation. Face à ces suspicions sanitaires, des voix s’élèvent pour appeler au boycott, mettant en avant des arguments solides qui invitent à reconsidérer leur consommation.

Le 22/02/2026 à 10h39

Les dattes algériennes, les Deglet Nour, ne répondent pas aux normes minimales de sécurité sanitaire. Elles contiennent des substances toxiques et cancérigènes. Les rapports internationaux sont nombreux à établir cet état de fait. Pourtant les marchés marocains continuent à les proposer. Leur présence persistante continue de susciter de sérieuses interrogations. Cette situation a poussé de nombreux militants marocains à lancer une campagne en ligne appelant à boycotter les dattes algériennes.

Le consommateur se retrouve face à un produit entouré de «suspicions sanitaires» qu’il est impossible d’ignorer.

Le scandale des pesticides interdits et des substances cancérigènes

Des rapports de laboratoires fiables, réalisés à différentes périodes en France et dans plusieurs pays européens, ont révélé des données qualifiées de «terrifiantes». Les analyses ont démontré que les dattes Deglet Nour contiennent des résidus chimiques toxiques dépassant les normes autorisées de 400%. Ces substances proviennent de l’utilisation de pesticides internationalement interdits, susceptibles de représenter un danger pour la santé publique en cas de consommation répétée sans contrôle sanitaire. Cette situation a conduit les autorités françaises à retirer du marché d’importantes quantités de ces dattes.

Plus grave encore, la présence de diméthoate a été détectée dans certains échantillons. Ce produit chimique est interdit dans de nombreux pays en raison de ses effets néfastes sur le système nerveux et la santé en général. Cela a entraîné la destruction de tonnes de dattes dans des ports européens et américains, une mesure vécue comme une «gifle économique» par le régime algérien, qui mise sur les dattes pour diversifier ses exportations en plus des hydrocarbures.

Plutôt que de prendre des mesures pour mettre fin à ces scandales, les autorités algériennes ont choisi la voie de la répression. En février 2025, un citoyen a été arrêté simplement pour avoir publié une vidéo alertant sur les risques sanitaires liés aux dattes de son pays, démontrant scientifiquement la présence de substances cancérigènes.

Ce comportement systématique n’est pas nouveau: en 2022 déjà, le journaliste Belkacem Houam avait été arrêté après avoir publié dans le quotidien Echourouk un article sur le refus d’une cargaison de dattes en raison de pesticides. Ces faits confirment que les autorités préfèrent l’opacité, la répression à la santé des consommateurs.

Les risques liés à l’irrigation avec des eaux usées

Des témoignages scientifiques et de terrain confirment que certains agriculteurs en Algérie recourent à l’irrigation des palmiers dattiers avec des eaux de drainage ou d’égouts. Cette pratique augmente les risques de présence de métaux lourds et de substances cancérigènes dans les dattes. Ce constat n’est plus une simple rumeur: des experts et des citoyens dotés de solides connaissances scientifiques l’ont confirmé, soulignant que l’ajout de produits chimiques corrosifs pour protéger les récoltes contre la moisissure accentue encore la dangerosité du produit et son risque pour la santé publique, transformant ces dattes en véritable «bombe à retardement».

La dégradation des conditions de stockage

L’Algérie souffre d’un manque flagrant de laboratoires spécialisés dans le contrôle des résidus de pesticides, comme l’ont révélé des rapports de presse locaux. Cette carence technique entraîne la mise sur le marché de dattes dépourvues de garanties sanitaires. Les exportateurs sont contraints de réaliser des analyses en Europe, à des coûts très élevés (parfois supérieurs à 80.000 euros), pour découvrir des niveaux de contamination que le ministère de l’agriculture refuse de reconnaître ou de traiter.

Par ailleurs, de nombreuses unités de production traditionnelles dans les oasis algériennes ne disposent pas des normes modernes de réfrigération et de stockage. Cette insuffisance entraîne souvent la prolifération de la «charançon du palmier» ou d’infestations internes (vers), qui ne sont pas visibles de l’extérieur mais altèrent la qualité du fruit de l’intérieur, le rendant impropre à la consommation humaine.

Des produits de contrebande sans contrôle

Une autre problématique réside dans la circulation de produits introduits sur le marché par des circuits de contrebande, échappant à tout contrôle sanitaire ou réglementaire. Ces dattes, dépourvues de traçabilité et de certification, représentent un risque supplémentaire pour la santé des consommateurs et accentuent la défiance vis‑à‑vis de la filière.

Par conséquent, de nombreux consommateurs se plaignent de l’absence d’informations claires sur les emballages de dattes «d’origine inconnue», où le pays de provenance ou la date de production sont parfois falsifiés. Cela prive l’acheteur de son droit fondamental à connaître l’origine et la qualité du produit qu’il consomme.

L’abondance des alternatives nationales de qualité mondiale

Les réseaux sociaux ont récemment été le théâtre d’une vaste campagne menée par des militants et des acteurs de la société civile, incitant les consommateurs à privilégier les dattes marocaines et à donner une priorité absolue au produit local sur le marché national. Les initiateurs de ces appels estiment que soutenir l’agriculteur et le producteur marocain est vitale pour renforcer l’économie nationale, préserver les emplois dans les oasis et consolider la voie vers l’autosuffisance.

Les appels au boycott des dattes algériennes lancés par des militants marocains trouvent un écho concret dans l’abondance des alternatives nationales, qui rivalisent — et même surpassent — les standards internationaux. Le Maroc s’impose en effet comme une grande puissance productrice dans ce secteur, ses oasis offrant des variétés prestigieuses et réputées telles que Mejhoul, Bouffeggous et Bouskri.

Ce qui distingue les dattes marocaines, c’est leur soumission à un contrôle strict et continu assuré par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Cette surveillance garantit l’absence de contaminants chimiques et confère aux dattes marocaines une qualité naturelle, souvent «bio».

Renoncer aux dattes algériennes dont la sécurité sanitaire est clairement remise en question, n’est pas seulement un geste patriote et solidaire mais c’est aussi et surtout un choix sain.

Par Miloud Shelh
Le 22/02/2026 à 10h39