Voile intégral: Amnesty dénonce l'arrêt de la Cour européenne

Amnesty international dénonce l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui valide l'interdiction du voile intégral en France.
Amnesty international dénonce l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui valide l'interdiction du voile intégral en France. . DR

Amnesty international a dénoncé l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui a validé, mardi, l'interdiction formelle du port du voile intégral en France, dans les espaces publics.

Le 02/07/2014 à 14h50

Amnesty international a dénoncé l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui a validé le 1er juillet 2014, l'interdiction formelle du port en public du voile intégral (burqa et niqab) en France. L'ONG a qualifié cette décision "d'extrêmement préjudiciable" pour la femme, dans un communiqué diffusé ce mercredi, dont Le360 détient une copie. Le verdict du CDEH fait suite à une plainte déposée auprès de cette cour par une franco-pakistanaise de 24 ans au lendemain de l'entrée en vigueur en France, en 2011, d'une loi qui interdit le port du voile intégral en public. Cette jeune femme a basé sa requête sur le droit à la liberté et à la vie privée. 

Cet arrêt de la Cour européenne, siégeant à Strasbourg, est "une profonde régression du droit à la liberté d’expression et de religion, qui laisse entendre que les femmes ne sont pas libres d’exprimer leur conviction religieuse en public", a estimé Amnesty. En France, rappelle l'ONG, les femmes qui contreviennent à cette loi sont passibles d’une peine d’amende ou d’un stage de citoyenneté, voire des deux. "La Cour a reconnu que les arguments fondés sur la sécurité et l’égalité des genres étaient spécieux. Elle a cependant accepté l’argument selon lequel le port du voile intégral est contraire aux normes établies pour la vie en société et nécessaires pour le "vivre ensemble", a souligné Amnesty.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 02/07/2014 à 14h50