Violentes tempêtes à Chtouka Aït Baha: des exploitations agricoles ravagées

Un agriculteur à Chtouka Ait Baha.. AFP or licensors

Revue de presseDes rafales exceptionnelles, atteignant jusqu’à 100 km/h, ont frappé la région de Souss-Massa les 26 et 27 février, causant d’importantes destructions dans les exploitations agricoles et endommageant gravement les cultures de tomates, de poivrons et d’autres légumes. Les producteurs alertent sur les conséquences économiques et sociales de cette catastrophe naturelle, tandis que les autorités agricoles s’activent pour évaluer les pertes et organiser l’aide d’urgence. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 04/03/2026 à 21h21

La région de Souss-Massa a été secouée ce week-end par des tempêtes de vent d’une intensité exceptionnelle, provoquant des dégâts considérables sur de vastes surfaces agricoles. Selon les informations disponibles, les rafales, dont la vitesse a oscillé entre 80 et 100 km/h les 26 et 27 février derniers, ont fortement endommagé les infrastructures de nombreuses exploitations, notamment dans les communes d’Ashtouka Aït Baha, mais aussi à Taroudant et Tata. «Outre les structures elles-mêmes, les cultures ont été gravement touchées, affectant aussi bien la production locale que les volumes destinés à l’exportation», écrit le quotidien Al Akhbar dans son édition du jeudi 5 mars.

Des équipes mixtes, composées de cadres de la Chambre régionale d’agriculture de Souss-Massa et du Bureau régional d’investissement agricole, se sont immédiatement mobilisées pour établir un bilan précis des pertes. Les premières constatations sur le terrain révèlent une situation préoccupante : certaines serres ont été complètement détruites, tandis que d’autres n’ont subi que des dommages partiels. Les plastiques de couverture ont été largement déchirés, et les systèmes d’irrigation ainsi que les équipements techniques ont été fortement endommagés. Les cultures maraîchères, notamment les tomates, les poivrons et plusieurs légumes destinés à l’approvisionnement du marché national et à l’exportation, ont également été sérieusement touchées.

Lors d’une réunion urgente tenue lundi dernier au siège de la Chambre régionale d’agriculture à Agadir, de nombreux agriculteurs, producteurs et élus locaux ont exprimé leur grande déception face à l’ampleur des destructions. Ils ont souligné que cette tempête a réduit en ruines plusieurs exploitations et détruit des récoltes proches de la maturité, mettant en péril non seulement les revenus des familles rurales, mais également l’approvisionnement des marchés. Cette situation pourrait avoir des répercussions économiques immédiates, avec une probable flambée des prix des légumes en raison de la perte de surfaces cultivées. Le bassin de production d’Ashtouka Aït Baha, principal fournisseur national de tomates à cette période de l’année, risque de se retrouver dans l’incapacité de répondre à la demande croissante.

«Au-delà de l’impact économique, les conséquences sociales se font également sentir», note Al Akhbar. Les pertes agricoles vont affecter l’emploi en milieu rural, accentuant la vulnérabilité des populations concernées. Lors de la réunion, plusieurs voix ont insisté sur la nécessité de déployer rapidement des équipes techniques pour une évaluation approfondie sur le terrain, de mettre en place des mesures de soutien exceptionnelles pour réparer et reconstruire les serres endommagées, et de verser les aides restantes pour la replantation des cultures maraîchères. Les participants ont également plaidé pour des mesures bancaires exceptionnelles, telles que le rééchelonnement des crédits et le report des échéances, ainsi que pour une activation plus rapide des assurances contre les catastrophes naturelles afin de protéger les infrastructures agricoles et les moyens de production.

Par La Rédaction
Le 04/03/2026 à 21h21