Un tunnel clandestin entre Fnideq et Sebta au cœur d’une enquête sur le narcotrafic

Image du tunnel découvert entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, utilisée par la télévision algérienne pour illustrer un prétendu tunnel entre le Maroc et l'Algérie.

Image du tunnel découvert entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, utilisée par la télévision algérienne pour illustrer un prétendu tunnel entre le Maroc et l'Algérie.

Revue de presseLa découverte d’un tunnel suspect reliant Fnideq à Sebta relance les investigations sur les réseaux de trafic international de drogue opérant dans le nord du Maroc. Des soupçons de blanchiment d’argent, de complicités locales et les pistes de nouvelles routes de contrebande ont mis en alerte les autorités qui intensifient leur enquête autour d’un dispositif souterrain aux ramifications encore floues. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 31/03/2026 à 19h03

Les autorités à Tétouan et M’diq ont entamé, au cours de la semaine, une vaste opération de collecte d’informations et d’investigations autour de dossiers liés au trafic international de stupéfiants. Au cœur de ces investigations, figure la découverte d’un tunnel présumé reliant Fnideq à Sebta, dont l’ouverture aurait été localisée à proximité du point de passage frontalier, indique le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 1er avril. Des soupçons persistent quant à un possible lien entre cette galerie souterraine et d’autres ouvertures situées dans la zone commerciale de l’enclave, notamment au niveau de locaux ayant cessé toute activité après l’arrêt des opérations de contrebande.

Les services de renseignement opérant dans le nord du pays suivent de près plusieurs individus cités dans les enquêtes portant sur les réseaux de trafic de drogue entre le Maroc et certains pays européens. Les investigations visent également à établir d’éventuelles connexions avec des circuits de blanchiment d’argent, impliquant des investissements dans l’immobilier et des projets touristiques, ainsi que des relations opaques avec certains élus, sur fond de soupçons d’échanges d’intérêts, écrit Al Akhbar.

La Brigade nationale de la police judiciaire a été saisie du dossier du tunnel. Un avis de recherche à l’échelle nationale a été émis à l’encontre du principal suspect, identifié comme étant le propriétaire du logement sous lequel passe le passage sous-terrain. Les autorités espèrent que son arrestation permettra de mieux renseigner les enquêteurs sur les ramifications de ce réseau et d’identifier les différents acteurs impliqués, le suspect étant considéré comme un maillon central dans cette affaire. L’évolution de l’enquête sur ce trafic international de drogue dans le nord du pays suscite une vive inquiétude dans certains milieux d’affaires et parmi des responsables locaux et des élus. Les rapports des services de renseignement révèlent l’ampleur des réseaux de blanchiment d’argent et les liens complexes faits d’intérêts de diverses parties. Ils révèlent également l’émergence de nouvelles méthodes utilisées par les trafiquants pour acheminer les stupéfiants en dehors du territoire marocain.

Au cours des derniers mois, les autorités sécuritaires de la région ont réussi à démanteler plusieurs réseaux criminels impliqués dans le trafic de drogue et de substances prohibées. Ces opérations ont conduit à des poursuites judiciaires de nombreux barons de la drogue, ainsi qu’à l’arrestation de responsables chargés du contrôle, voire de certains élus impliqués dans ces affaires. Malgré des dispositifs de surveillance accrus, les réseaux criminels continuent de rivaliser d’ingéniosité, et ont recours à des moyens sophistiqués comme des drones ou des embarcations rapides, et multiplient les tentatives, parfois mises en échec, pour contourner les contrôles et échapper à la vigilance des autorités.

Par La Rédaction
Le 31/03/2026 à 19h03