Ramadan: la hausse des prix a-t-elle impacté les habitudes alimentaires des Marocains?

La flambée des prix mine le pouvoir d'achat des Marocains. 

La flambée des prix mine le pouvoir d'achat des Marocains.  . Said Bouchrit / Le360

Le 18/04/2022 à 10h58

VidéoLa hausse des prix constatée dernièrement a pesé sur le moral des ménages et a miné le pouvoir d’achat des consommateurs, notamment en ce mois de jeûne. Leurs habitudes alimentaires ont-elles donc été affectées? Voici ce qu’en pensent les Casablancais.

La flambée des prix des denrées ne laisse personne indifférente. Entre serrage de ceinture et changement d'habitudes, chacun, à sa manière, cherche à s’apprivoiser à cette inflation galopante, indiquent, dans plusieurs déclarations, des Casablancais à Le360.

Selon ces Casablancais, la hausse généralisée des prix constatée ces derniers mois sur les marchés pousse les consommateurs à s’y adapter. Afin de ne pas (trop) subir cette inflation, ils tentent d’économiser leurs achats et d'acheter moins de produits afin de réduire le gaspillage alimentaire. Pour eux, ce n’est pas important d’avoir une table garnie au moment de la rupture du jeûne. Se contenter de l’essentiel est un must pour réaliser des économies.

Selon le HCP, la tendance haussière des prix à la consommation, observée au quatrième trimestre 2021, se serait accélérée au premier trimestre 2022. En variation annuelle, les prix à la consommation ont évolué à un rythme jamais atteint depuis 2008, affichant une hausse de 3,6%, au lieu de 0,1% au cours de la même période de 2021.

Ce niveau n’a jamais été atteint depuis 2008. Cette accélération aurait été principalement le fait de l’envolée des prix des produits alimentaires de +5,3%. Les prix des produits alimentaires hors frais auraient enregistré une hausse de 6,4%, tirée par l’augmentation de ceux des produits à base de céréales et des huiles végétales. Les prix des produits frais se seraient, également, renforcés, notamment ceux de viande de volaille qui auraient contribué pour 1,9 point de pourcentage à l’augmentation des prix.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix soumis à l’intervention de l’Etat et les produits à prix volatils, aurait, pour sa part, nettement progressé, pour atteindre +3,4% au premier trimestre 2022, tirée par l’évolution très dynamique de ses composantes, en particulier alimentaire.

Par Ghania Djebbar et Said Bouchrit
Le 18/04/2022 à 10h58