Un homme barbu, marié à quatre femmes, comparaissait récemment devant la Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Rabat. Le mis en cause serait impliqué dans des relations incestueuses avec ses deux filles, présentes dans la salle d’audience aux côtés de sept autres femmes entièrement voilées.
D’après le quotidien Assabah, qui rapporte ce scandale dans son édition du mardi 6 janvier, «la magistrate présidant la Cour a été contrainte de demander aux femmes entièrement voilées de dévoiler leur visage lors de leur audition en tant que plaignantes, dans le cadre de la vérification d’identité, avant de consigner leurs déclarations».
Ces neuf femmes, poursuit Assabah, ont confirmé devant la magistrate l’accusation d’inceste, déclarant que «le mis en cause entretenait des relations sexuelles avec elles», en livrant certains détails à ce sujet.
Ces déclarations, précise la même source, ont interpellé et choqué les justiciables présents dans la salle d’audience, d’autant plus que ces femmes seraient membres d’une association salafiste.
Appelé à la barre, le père mis en cause dans cette affaire a catégoriquement rejeté les accusations retenues contre lui par le juge d’instruction. Cette affaire scandaleuse, rappelle le quotidien, remonte à l’année dernière, lorsqu’«une femme avait déposé une plainte auprès de la justice compétente à Rabat, accusant son mari d’avoir abusé sexuellement de sa fille et harcelé les autres».
En dépit des accusations retenues contre le père à l’issue de l’instruction, il a été poursuivi en état de liberté provisoire, les sources d’Assabah indiquant que l’hypothèse d’un règlement de comptes au sein de la famille n’est pas totalement écartée. Quoi qu’il en soit, à l’issue des débats, la cour rendra sa décision.








