Après diverses protestations, sit-in et grèves contre le projet de loi n°16.22 relatif à l’organisation de la profession d’Adoul au Maroc, l’Instance nationale représentant cette profession libérale, qui estime que cette réforme n’est pas «suffisamment concertée», selon Al Akhbar de ce mardi 14 avril, aujourd’hui, annonce une grève ouverte et illimitée dès cette semaine.
Selon un communiqué de l’Instance nationale des adouls au Maroc, «cette grève, qui entraînera la suspension des services, serait une réaction à [la politique de la] sourde oreille du gouvernement, qui n’aurait pas pris en considération les correspondances de l’Instance». C’est donc pour se faire entendre que les représentants des adouls ont opté pour l’escalade, indique le quotidien.
Cette grève ouverte et illimitée, annoncée à partir de ce lundi 13 avril, intervient suite à un sit-in observé par les Adouls devant le siège du Parlement à Rabat. Ils appellent le gouvernement à «retirer le texte de loi», ou «à le geler», en «ouvrant le dialogue, surtout autour de certains points jugés fondamentaux dans ce projet de loi», indiquent des sources du quotidien, pour lesquels il faudra résoudre des questions à propos de «l’indépendance de la profession et la modernisation du cadre juridique qui l’encadre».
En annonçant cette grève ouverte et illimitée, entraînant une suspension totale de leurs services -mariages, divorces, successions-, l’Instance nationale des Adouls appelle les élus au Parlement à ne pas se soustraire à leurs responsabilités de législateurs, mais aussi le chef du gouvernement à initier un dialogue, «en vue de trouver une issue à ce blocage», écrit le quotidien.




