Événementiel à Casablanca: une association professionnelle dénonce l’illégalité de l’activité de gérants de certaines salles des fêtes

La noce a viré au scandale.
Un moment important dans la cérémonie de mariage d'un couple dont l'anonymat est conservé.. DR

Revue de presseL’UMPGSF (l’Union marocaine des propriétaires et gérants de salles des fêtes) vient de s’adresser par courrier aux autorités compétentes de Casablanca-Settat, afin d’appliquer la législation en vigueur concernant l’organisation des fêtes dans la région. Une activité actuellement en proie à l’anarchie, à cause de lieux de fêtes improvisés et illégaux. Une revue de presse d’Al Akhbar.

Le 04/12/2023 à 19h06

Président de l’UMPGSF (l’Union marocaine des propriétaires et gérants de salles des fêtes) de Casablanca-Settat, Rafik El Asmar vient d’adresser un courrier aux autorités compétentes de Casablanca, pour «mettre en place une charte et un règlement intérieur pour barrer la route à l’informel».

Dans sa lettre, le président de l’UMPGSF détaille ce qui préoccupe cette association professionnelle: des villas, transmuées en salles des fêtes illégales, dont l’activité vient déloyalement concurrencer les acteurs professionnels qui exercent leur activité, quant à eux en toute légalité.

«Ces villas, qui accueillent les clients, ne disposent pas d’infrastructures sanitaires et ne respectent pas les normes et les règles de sécurité, d’aménagement et d’évacuation», a expliqué Rafik El Asmar.

Selon des interlocuteurs qu’Al Akhbar a interrogés pour ce mardi 5 décembre 2023, «les propriétaires de ces villas transformées informellement en salles de réception de mariage, d’anniversaire ou de tout autre événement, ‘violent’ les lois en vigueur, concurrencent déloyalement le secteur professionnel et présentent de sérieux dangers pour les clients».

Les professionnels de l’organisation des fêtes, explique le quotidien, sont généralement contractuellement liés à leurs clients, avec des clauses spécifiant l’accessibilité des lieux qu’ils mettent à la disposition de leurs clients, leur mise aux normes, ainsi que leurs capacités d’accueil.

Dans leurs contrats, ils assurent aussi à leurs clients et à leurs invités les meilleures conditions de sécurité et d’évacuation possibles, en cas de sinistre éventuel (incendie, fausse alerte, mouvement de panique, etc.).

Ces conditions, a expliqué le président de l’UMPGSF dans sa lettre, ne sont pas réunies en ce qui concerne les gérants des salles des fêtes qui exercent leurs activités illégalement.

Plus encore, ces entrepreneurs informels n’hésitent pas à brader leurs offres de prix, afin d’attirer davantage de clients, et même à diffuser des publicités mensongères sur les réseaux sociaux, ce qui a naturellement des conséquences sur l’activité légale des professionnels.

Pour mettre un terme à ces anarchies constatées, l’UMPGSF a envoyé, joint à ce courrier, un listing de l’ensemble des adresses des salles des fêtes qui exercent leurs activités illégalement, afin qu’une intervention des autorités compétentes de la région de Casablanca-Settat puisse enfin remédier à cette situation, et interdire l’organisation de ces activités événementielles informelles.

Par Mohamed Younsi
Le 04/12/2023 à 19h06