Le procès relatif à l’affaire de l’«Escobar du Sahara» entame sa dernière ligne droite en première instance à la chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca.
La dernière audience a été consacrée aux plaidoiries des avocats des accusés dans cette affaire riche en rebondissements.
Dans sa plaidoirie, rapporte le quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du week-end des 28 et 29 mars, «Me Mbarek El Meskini, membre du collectif d’avocats assurant la défense de Saïd Naciri, a souligné qu’il n’y avait dans le dossier aucune preuve de la culpabilité matérielle ou technique de son client dans le trafic international de drogue».
De même, a-t-il fait remarquer, «les accusations formulées contre Saïd Nacidi par le ressortissant malien, Haj Ahmed Ben Brahim, ne visaient pas uniquement son client, mais portaient préjudice également aux institutions du pays, notamment les sécuritaires».
Car, a-t-il rappelé, «dans ses déclarations, le ressortissant malien, accusé principal dans cette affaire, avait avancé qu’il y avait une coopération présumée entre Saïd Naciri et des membres appartenant aux Forces armées royales (FAR), pour faciliter le trafic de drogue au niveau à Es-Smara».
Ce qu’il a considéré inconcevable, eu égard aux mesures de sécurité renforcées par les FAR dans cette zone. «Le plus grave dans cette affaire ne réside pas uniquement dans la nature des accusations liées au trafic international de drogue, mais également dans la fragilité de leurs fondements», en indiquant que «le fait d’évoquer des noms dans les circuits de cette affaire, sans preuves tangibles, soulève des interrogations quant à la crédibilité de l’histoire dans son intégralité» a-t-il poursuivi.
Et de souligner que «le dossier ne comprend aucun argument technique comme des enregistrements de conversations téléphoniques, des rapports de contrôle ou de suivi, qui pourraient constituer des preuves tangibles et servir de base pour une condamnation dans des affaires de cette envergure».
Après avoir soulevé des contradictions dans des déclarations et des dates relatives à d’autres faits et d’autres lieux, Me Mbarek El Meskini a appelé la cour à prendre en compte la présomption d’innocence et à ne pas rendre de sentence sur la base de déclarations.




