Entrée en vigueur du pass vaccinal: le Syndicat des avocats du Maroc monte au créneau

Le pass vaccinal marocain.
Le pass vaccinal marocain. . MAP

Le Syndicat des avocats du Maroc (SAM) a exprimé sa ferme opposition à l’adoption «soudaine et brutale» du pass vaccinal par le gouvernement, appelant ce dernier à renoncer à cette mesure, jugée «inconstitutionnelle».

Le 24/10/2021 à 13h30

Depuis jeudi dernier, 21 octobre 2021, la présentation du pass vaccinal est obligatoire pour accéder aux établissements publics, semi-publics et privés, ainsi que pour voyager, ce qui a entraîné de nombreuses critiques. La dernière en date est celle du Syndicat des avocats du Maroc, dont le bureau exécutif a dit son rejet de cette mesure, dans un communiqué diffusé dans la soirée d'hier, samedi 23 octobre 2021.

Le SAM estime que «les circonstances exceptionnelles que connaît notre pays en raison de l'état d'urgence sanitaire, ne devraient pas justifier l'adoption de décisions qui constituent un recul des acquis en matière de droits humains».

Pour le SAM, la décision du gouvernement va à l’encontre des articles 24, 29 et 154 de la Constitution, relatifs respectivement à la liberté de circulation, à la liberté de rassemblement, et à l’égalité entre les citoyens en matière d’accès aux services publics.

Le syndicat affirme également que l’imposition du pass vaccinal soulève un certain nombre de questions juridiques, notamment celle concernant «la détermination du statut des personnes chargées de l'exécution de la décision gouvernementale».

«Nous appelons le gouvernement à annuler cette décision soudaine qui va à l’encontre du principe de la vaccination non obligatoire», indique le SAM, d'autant que les indicateurs épidémiologiques du Maroc qui connaissent une nette amélioration ne justifient pas une entrée en vigueur aussi brutale de cette mesure.

En conclusion de son communiqué, le SAM invite toutes les composantes du mouvement marocain des droits de l’Homme à unir leurs visions et positions, pour «défendre les acquis du pays en matière de droits et de libertés».

Par Nisrine Zaoui
Le 24/10/2021 à 13h30