Au cœur d’un centre d’hébergement d’urgence pour les sinistrés de Ksar El Kébir

Le camp de la forêt diplomatique de Tanger a été aménagé pour accueillir les sinistrés de Ksar El Kébir. (S.Kadry/Le360)

Le 06/02/2026 à 12h21

VidéoAprès les inondations qui ont frappé Ksar El Kébir, des centaines de sinistrés ont été transférés vers des centres d’hébergement d’urgence dans le nord du pays. À Tanger, le camp de la forêt diplomatique, connu sous le nom de Forêt Mirikan, accueille plusieurs centaines de personnes dans des conditions adaptées, notamment pour les femmes et les enfants.

La ville de Tanger a accueilli environ 365 personnes, dont 112 femmes, parmi les habitants touchés par les inondations de Ksar El Kébir. Transportés par bus, ces sinistrés ont été hébergés temporairement au centre du camp de la forêt diplomatique, plus connu sous le nom de Forêt Mirikan.

Sous la supervision directe de Younes Tazi, wali de la région, les autorités locales ont assuré la mise en place des conditions d’accueil nécessaires, en particulier pour les femmes et les enfants, installés dans une aile dédiée du camp géré par l’annexe administrative de Gzenaya, à l’ouest de Tanger.

À leur arrivée, plusieurs habitants ont salué la qualité de la prise en charge. «Les conditions sont excellentes. Nous sommes arrivés hier de Ksar El Kébir. On nous a conduits directement au camp et l’accueil a été incroyable. Ils ont bien pris soin de nous, la nourriture est bonne et tout est bien organisé», témoigne un sexagénaire. «Nous sommes bien couverts, comme si nous étions chez nous. Il n’y a ni froid ni manque de quoi que ce soit.»

Un adolescent évoque lui aussi une expérience positive: «C’est le meilleur accueil que j’ai connu de ma vie. On nous donne à manger et à boire, on a un endroit pour dormir. Il ne fait pas froid ici: il y a des lits, des couvertures… Je remercie Dieu pour cette bénédiction.»

Les sinistrés ont reçu des repas variés, des vêtements ainsi que des couvertures et matelas neufs. Les conditions sanitaires essentielles ont été assurées avec l’appui de plusieurs associations de la société civile et du Croissant-Rouge marocain, qui a fourni des soins médicaux et des consultations spécifiques. Une femme d’une quarantaine d’années raconte: «Ils sont venus nous demander ce qu’il nous manquait, que ce soit des médicaments, des couches ou des vêtements pour les enfants. Franchement, ils nous ont traités avec beaucoup d’attention.»

D’autres témoignages insistent sur la qualité du matériel fourni. «Le camp est très bien, l’accueil a été chaleureux. La nourriture est excellente et même la literie est neuve: des matelas et des couvertures tout neufs», explique un autre sinistré.

Cette opération d’hébergement intervient dans un contexte marqué par la hausse préoccupante du niveau de remplissage du barrage Oued El Makhazine et la montée des eaux de l’oued Loukkos, faisant peser un risque imminent sur plusieurs quartiers résidentiels de Ksar El Kébir. Des sinistrés ont ainsi été transférés vers différents centres d’accueil à Larache, Tanger et Fnideq, dans le cadre d’une stratégie visant à protéger les populations face aux crues.

Par Said Kadry
Le 06/02/2026 à 12h21