La problématique des épaves abandonnées perturbe sérieusement l’exploitation des infrastructures portuaires du port d’Agadir, et empêche l’accès aux quais en toute sécurité.
Ce phénomène représente aujourd’hui un réel danger pour la navigation dans le port d’Agadir, dont les opérations et les manœuvres d’accostage et d’amarrage, relaie Al Akhbar de ce jeudi 8 janvier.
En plus des dangers que présentent ces engins abandonnés au fond de la zone d’activités maritimes, cette problématique génère une pollution multifactorielle et des risques pour la sécurité maritime, ainsi que l’écosystème sous-marin.
Pour pallier ce problème, selon le quotidien, «l’Agence nationale des ports (ANP), via sa direction régionale d’Agadir, a passé un marché public d’une enveloppe budgétaire de deux millions de dirhams pour le renflouement par grues de ces navires” devenus des épaves sous l’eau.
L’opération, détaille le quotidien, concerne «deux embarcations en bois, d’une longueur de 19 et 21 mètres, et d’un bateau [dont la coque est en] aluminium, dédié aux loisirs, d’une longueur de 20 mètres».
L’entreprise bénéficiaire du marché s’est engagée, dans le strict respect de la sécurité maritime et environnementale, à extraire et retirer les trois bateaux et procéder ensuite au démantèlement et au nettoyage final de la zone d’activités maritimes. Le port d’Agadir, rappelle le quotidien, est souvent en proie au problème de navires qui coulent dans la zone dédiée aux activités maritimes.
En juillet dernier, un chalutier a coulé sur cette côte, malgré l’intervention de la Protection civile. De même, rappelle encore le quotidien, un autre chalutier avait chaviré au niveau du port d’Agadir et y était resté abandonné, et submergé par les eaux. Les opérations d’entretien devraient donc être régulières pour que le port ne devienne pas une décharge pour les navires qui y échouent, coulent et qui y sont abandonnés.







