A cause de la sécheresse, les oasis d’Erfoud face à un avenir incertain

Khadija Sabbar/ Le360
Le 26/11/2022 à 11h34

VidéoLes oasis d’Erfoud subissent de plein fouet les effets de la sécheresse qui s’abat sur les différentes régions du Royaume. Face à la raréfaction de l’eau qui a entraîné une baisse de la production des palmiers-dattiers, les agriculteurs de la région tirent la sonnette d’alarme.

A Erfoud, la sécheresse a détruit un grand nombre de plantations, d’arbres et de palmiers. Face à ce phénomène, combiné aux incendies et au stress hydrique, l’agriculture oasienne se fait dans des conditions très difficiles, déplorent les paysans d’Erfoud.

«Les palmiers-dattiers sont la seule source de revenus de plusieurs familles. Nous n’avons pas d’autres opportunités d’emplois dans cette région. Nous espérons que les prochaines pluies pourront alimenter les nappes phréatiques», explique Abdellah, paysan à Erfoud, dans une déclaration pour Le360.

Il ajoute, par ailleurs, que les nappes souterraines, qui alimentent les oasis, sont fortement impactées à cause du stress hydrique et du retard des précipitations observés depuis plus de deux années.

Interrogé par Le360, Abdessamad Hadri, ingénieur agronome, explique que pour faire face à la sécheresse qui menace les oasis, plusieurs mesures ont été prises, dont notamment la réduction des cultures des variétés consommatrices d’eau, comme la pastèque, dans les provinces confrontées à la raréfaction de l’eau.

Des incendies, un calendrier pluvial chamboulé et une sévère sécheresse sont autant de facteurs qui sont derrière la baisse de la production des palmiers-dattiers qui est passée de 150.000 tonnes au cours des années précédentes à 120.000 tonnes actuellement.

«Certes, dans cette situation caractérisée par le stress hydrique, la production des palmiers-dattiers a chuté cette année. Mais le Plan Maroc vert a donné une impulsion extrêmement importante pour passer d’une production de 50.000 tonnes à une production de 140.000 tonnes en moyenne annuellement», note Brahim Hafidi, directeur général de l'Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l'arganier (ANDZOA), dans une déclaration pour Le360.

Il convient de rappeler que la stratégie Génération Green, lancée par le Roi en 2020, va continuer le travail et se focalisera sur la valorisation et la plantation de 5 millions d’arbres, dont 3 millions à l’intérieur des palmeraies pour la densification et 2 millions à l’extérieur des palmeraies pour l'extension.

Par Fatima Zahra El Aouni et Khadija Sebbar
Le 26/11/2022 à 11h34