Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a indiqué que les services vétérinaires compétents avait détecté près de 27.500 cas de tuberculose bovine au sein du cheptel national, selon Assabah de ce mercredi 25 février, précisant que «les animaux contaminés avaient été identifiés à l’aide d’un test spécifique de diagnostic, avant d’être abattus conformément aux procédures sanitaires en vigueur. Les éleveurs concernés ont bénéficié d’une indemnisation, dans le respect des dispositions légales applicables», a-t-on pu lire.
Ces précisions ont été apportées dans le cadre d’une réponse écrite adressée à la conseillère parlementaire Loubna Alaoui, membre du syndicat de l’Union nationale du travail au Maroc, à la Chambre des conseillers. Interrogé sur le respect des normes garantissant la qualité du lait et de ses dérivés, le ministre a assuré que «les contrôles avaient été renforcés conformément à la législation en vigueur, notamment la loi n° 28.07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires et la loi n° 13.83 relative à la répression des fraudes sur les marchandises». Dans ce contexte, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) met en œuvre chaque année un plan de surveillance et de contrôle des résidus dans le lait et ses dérivés, relate Assabah. Ce dispositif vise en particulier à «détecter la présence d’antibiotiques, de substances interdites ou encore de pesticides susceptibles de contaminer l’environnement», précise le quotidien. Des échantillons sont régulièrement prélevés afin de procéder aux analyses et aux examens en laboratoire nécessaires pour vérifier la conformité des produits aux normes de sécurité et de qualité en vigueur.
Le ministre a également souligné que l’ONSSA participe, dans le cadre des programmes d’action menés par les commissions mixtes locales placées sous la supervision des autorités territoriales, «au contrôle des points de vente de denrées alimentaires dans l’ensemble des provinces du Royaume». Ces opérations concernent notamment le lait et ses dérivés et portent sur l’origine des produits, leur qualité ainsi que les conditions de leur mise en vente.
Les autorités recommandent aux consommateurs de privilégier l’achat de lait et de produits laitiers issus d’unités agréées, dont l’étiquetage mentionne «un numéro d’autorisation sanitaire», et qui sont commercialisés «dans le respect de la chaîne du froid. Cette exigence vise à limiter les risques sanitaires et à garantir la traçabilité des produits», a-t-on encore pu lire.
Sur le plan réglementaire, le ministre a rappelé que les termes du dahir n° 1.75.292 du 19 septembre 1977 ainsi que l’arrêté du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime n° 837.13 du 8 mars 2013, relatif aux mesures complémentaires et spécifiques de lutte contre la tuberculose bovine, imposent une «déclaration obligatoire des cas d’infection. Les bovins atteints doivent être soumis aux mesures de police sanitaire vétérinaire, sous peine de poursuites en cas de dissimulation de la maladie».
S’agissant de la stratégie de lutte contre la tuberculose bovine, l’ONSSA déploie un programme visant à réduire progressivement le taux d’infection dans les exploitations touchées, avec pour objectif l’éradication de la maladie à long terme. Le ministre a rappelé que «la tuberculose bovine demeurait présente dans de nombreux pays et que son éradication nécessitait un programme préventif inscrit dans la durée, mobilisant des ressources financières importantes».
Cette stratégie repose notamment sur la conclusion de conventions de partenariat avec les éleveurs afin de renforcer le dépistage systématique, d’assurer le respect des règles de biosécurité et d’hygiène dans les exploitations, d’organiser l’abattage des bovins infectés dans des délais encadrés et de garantir l’indemnisation des éleveurs conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. L’ensemble de ces mesures vise à concilier impératifs sanitaires, protection du cheptel dans le pays et maintien de la confiance des consommateurs dans la filière laitière.








