Ziane frappe de nouveau

Mohammed Ziane, président du Parti marocain libéral.

Mohammed Ziane, président du Parti marocain libéral. . DR

Revue de presseKiosque360. Quelques jours après la décision de l’Intérieur de le poursuivre en justice, maître Ziane fait de nouveau parler de lui. Il vient de diffuser une nouvelle vidéo dans laquelle il s’attaque, encore une fois, à presque tout le monde.

Le 17/01/2021 à 20h28

Dans sa dernière sortie, le très contesté patron du Parti marocain libéral, Mohamed Ziane, a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives «pour qu’on ne dise pas que le Maroc a manipulé ces élections». C’est que Mohamed Ziane se présente encore à tout le monde comme le «coordinateur national» du PML, malgré le fait que la formation prévoit un congrès extraordinaire, les 20 et 21 janvier, pour justement l’en éjecter, écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du lundi 18 janvier.

Les militants du parti ont pris la décision de retirer leur confiance au coordinateur national après que celui-ci a utilisé cette formation et ses instances dirigeantes, à maintes reprises, pour régler ses propres comptes. Le quotidien rappelle ainsi les nombreuses vidéos dans lesquelles il insulte à peu près tout le monde et qui ont fait le tour des réseaux sociaux. Pareilles sorties lui ont d’ailleurs valu un procès qui lui a été intenté par le ministère de l’Intérieur. En effet, le ministère a annoncé, le 12 janvier, sa décision d'activer une poursuite judiciaire contre Mohamed Ziane à travers le dépôt d'une plainte devant le Parquet près le tribunal de première instance de Rabat, et ce suite aux déclarations et aux graves accusations qu'il a proférées à l'égard d'une institution nationale.

Le procès n’a pas encore démarré que Ziane fait à nouveau parler de lui en diffusant une vidéo dans laquelle il accuse les médias, surtout la presse, de tous les maux, indique Al Ahdath Al Maghribia. En fait, dans ce dernier enregistrement, le futur ex-parton du PML saute du coq à l’âne, abordant pêle-mêle les récentes inondations de Casablanca, le problème de l’assainissement et les effondrements des maisons que les pluies ont occasionnés, les conditions d’incarcération de son fils, entre autres sujets auxquels il a mêlé une victoire divine que Dieu lui aurait promise, et même son accès certain au paradis. Entre autres balivernes qu’il a prononcées, poursuit le quotidien, il assure avoir tous les droits de dire ce qu’il veut, même s’il s’agit de mensonges, et que c’est au gouvernement de démentir ses propos.

Mais c’est sur les médias, et particulièrement la presse, que l’ancien bâtonnier s’est défoulé dans cette dernière vidéo. Il n’a pas apprécié que la presse ne le soutienne pas dans ce procès que lui a intenté le ministère de l’Intérieur et qu'elle ne l’ait pas appuyé lorsqu’une vidéo compromettante de lui a fait dernièrement le tour de la Toile, note Al Ahdath Al Maghribia. Il oublie, souligne le quotidien, que pour les médias, il est désormais un personnage faisant partie d’un passé révolu. Et d'ajouter que les Marocains d’aujourd’hui ont tout intérêt à ignorer que cet énergumène a été un jour ministre délégué chargé des Droits de l’Homme.

Par Amyne Asmlal
Le 17/01/2021 à 20h28