Tanger: le projet de l’autoroute de l’Eau bute sur des défis techniques et géologiques

Pourtant annoncée comme en phase expérimentale, les travaux de la première «Autoroute de l'Eau» du nord du Maroc n’ont pas encore débuté, à cause d'obstacles techniques nécessitant des réajustements d’ingénierie.

Revue de pressePrésenté comme la solution structurelle aux pénuries chroniques du Grand Tanger, le projet stratégique d’«Autoroute de l’Eau» affronte de sérieux revers techniques et écologiques, relançant la polémique sur cet ouvrage clé pour la sécurité hydrique du nord du Royaume. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 25/01/2026 à 18h24

Conçu pour garantir l’approvisionnement en eau du Grand Tanger, face à une expansion urbano-industrielle rapide et à des épisodes de sécheresse récurrents, le projet d’«Autoroute de l’Eau» se heurte à d’importantes difficultés. Pourtant annoncée comme entrant en phase expérimentale, l’initiative n’aurait pas surmonté les obstacles techniques et les réajustements d’ingénierie nécessaires.

Des retards imputables à la complexité du tracé géographique, notamment dans ses sections traversant des zones à la géologie fragile, ainsi qu’à des contraintes écologiques ayant exigé une révision des plans initiaux, indique Al Akhbar de ce lundi 26 janvier. Ces multiples modifications ont eu pour corollaire une augmentation des coûts prévisionnels et une complexification des procédures administratives, ce qui a significativement perturbé le calendrier des travaux.

Cette situation contraste avec les annonces officielles de fin septembre 2025, faisant état du démarrage positif de tests d’exploitation, qui devaient marquer le début de l’alimentation de la ville à partir du barrage Ibn Batouta, via un nouveau canal d’acier de 11 kilomètres capable de transporter 95 000 m³ d’eau brute, quotidiennement, vers la station de traitement d’Al Harhar.

Inscrit dans la stratégie royale de sécurisation hydrique des villes menacées de sécheresse, ce projet pionnier dans le nord vise, à terme, à transférer annuellement 100 millions de m³ d’eau du barrage Oued El Makhazine vers le barrage Khrofa, écrit Al Akhbar. Son achèvement reste toutefois conditionné à la résolution des défis techniques qui persistent, maintenant un doute sur l’échéance de concrétisation de cette infrastructure hydraulique majeure.

Par Hassan Benadad
Le 25/01/2026 à 18h24