Sahara: pour un ex-officier algérien, la «résolution onusienne scelle la défaite d’un régime rongé par la haine»

Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, avec pour ordre du jour notamment un vote sur le Sahara, à New York, au mois d'octobre 2025.

Revue de presseAncien officier de l’armée algérienne et figure de l’opposition en exil, Anouar Malek livre une analyse sans concession de la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara marocain. Il y voit l’épilogue logique d’un conflit «artificiel» et le fruit, amer, d’une stratégie algérienne qu’il juge obsolète, portée par un ressentiment viscéral envers le Royaume. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 19/02/2026 à 18h14

L’ancien officier algérien Anouar Malek confie n’avoir éprouvé aucune surprise à l’issue du dernier vote au Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara. Selon lui, ce dénouement était inéluctable: «Le régime algérien a essuyé un échec cuisant sur toute la ligne, y compris dans cette haine qu’il voue au Maroc». Sa conviction s’est forgée de manière concrète, lors d’une visite dans les provinces du Sud, souligne-t-il dans un entretien qu’il a accordé à Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 20 février. Il y a découvert, a-t-il dit, l’ampleur du développement et, surtout, l’adhésion unanime des populations à la marocanité du Sahara.

«Certes, la résolution du Conseil de sécurité, qui cautionne le plan d’autonomie, est capitale. Mais il faut arpenter ces provinces pour comprendre que les dés sont jetés par une population déterminée à préserver l’intégrité territoriale de son royaume et fidèle à son Roi», a-t-il expliqué.

Sur l’échiquier diplomatique, Anouar Malek souligne que les succès cumulés par le Maroc ne doivent rien au hasard. Il retrace une stratégie patiente et globale, déployée depuis la Marche Verte: «Le Maroc a travaillé sur ce dossier par étapes, commençant par le volet populaire, pour ensuite aborder les dimensions du développement, de la sécurité, de l’économie et de la diplomatie». Cette résolution onusienne, s’ajoutant au palmarès des réalisations diplomatiques du Royaume, en est l’aboutissement logique, a-t-il précisé.

Revenant sur la main tendue par le Maroc, et en particulier par le Roi Mohammed VI, à l’Algérie, l’opposant en exil rappelle que cette constance fraternelle est historique. «Le Maroc ne s’est pas contenté d’aider la révolution algérienne, comme on le dit communément; il en a été le fer de lance». Malgré les vicissitudes de l’histoire entre les deux pays frères, cette main est restée tendue. «Malheureusement, depuis le milieu des années 70 et le déclenchement de ce conflit artificiel, le régime algérien a tourné le dos à la fraternité, au bon voisinage et à la lutte commune contre le colonialisme.»

Anouar Malek analyse cette hostilité comme une constante de la doctrine du régime, une «haine viscérale» envers le Maroc, dont les racines plongent dans «ce qu’on appelle le groupe d’Oujda» et qui perdure de nos jours. En regard, a-t-il affirmé, «le Maroc, État et peuple, n’a jamais affiché la moindre animosité envers l’Algérie. C’est dire que l’on ne peut rien attendre de celui à qui l’on tend la main et qui vous la rend en portant un coup à votre intégrité territoriale ». Pire encore, selon lui, le régime algérien ne s’est pas limité à contester la marocanité du Sahara; il a également tenté d’attiser les divisions en ciblant le Rif», rapporte Al Ahdath Al Maghribia.

En conclusion, l’ex-officier salue la sagesse et la constance de l’approche marocaine. «Le Roi Mohammed VI a certainement tendu la main aux Algériens, peuple et État, mais le régime le lui a malheureusement rendu par la haine, l’animosité et une obsession maladive. Je crois que le dialogue réaliste et sage provient toujours de la partie marocaine, tandis que le régime algérien est devenu un amas de haine et de rancœur qui le pousse à détester jusqu’à son propre peuple», a-t-il conclu.

Par Hassan Benadad
Le 19/02/2026 à 18h14