Tous les articles correspondant à #Maroc-Algérie

Archives militaires de Vincennes. Ep 5. Quand l’armée française recensait des caïds marocains dans le Sahara oriental
Le 25 janvier 1893, une note de l’État-major français reconnaît la présence d’«une dizaine de caïds marocains» à la tête des principales fractions du Touat, du Gourara et du Tidikelt. Destiné au ministre de la Guerre, le document nie au Sultan tout titre sur les oasis, mais recense ses caïds, ses cavaliers, ses émissaires et l’intensification de son action politique. Les projets étudiés prescrivent surtout de «séparer» les populations du Maroc et d’en «couper» les communications. L’archive montre ainsi comment une présence chérifienne constatée sur le terrain fut transformée en obstacle à éliminer avant l’occupation coloniale.
Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 5. «Note pour Monsieur le Ministre sur la question du Touat»
Ceuta, Melilla et les miroirs de l’histoire: la fin du statu quo
Le Maroc et l’Espagne ont aujourd’hui l’occasion de transformer un foyer permanent de tension en un projet commun pour la Méditerranée occidentale. Quant à l’Algérie, elle devra tôt ou tard choisir entre la politique de l’impasse et celle de la réconciliation régionale.
Rapport. La main du «Système» sur Sebta et Melilla: ces preuves qui démontrent un assaut téléguidé depuis l’Algérie
L’analyse rigoureuse menée par l’expert en terrorisme José María Gil Garre met en lumière la véritable nature de la crise survenue aux frontières de Sebta et Melilla. Loin d’être un simple mouvement migratoire spontané, l’assaut de la semaine écoulée s’avère être une manœuvre téléguidée depuis un nœud de commandement numérique localisé en Algérie qui a méthodiquement instrumentalisé un écosystème de réseaux sociaux. Les détails.
Archives militaires de Vincennes. Ep 4. D’Igli à El Arja: comment l’Algérie a séparé les terres de leurs propriétaires marocains
De l’archive de 1886 aux tensions frontalières contemporaines, la même fracture demeure: une terre annexée à l’Algérie, mais des titres, des droits et une mémoire restés marocains. En détachant du Maroc des territoires que ses propres archives reconnaissaient comme liés au sultan et possédés par des tribus marocaines, l’Algérie française a séparé des familles de leurs terres. Cette dépossession continue de produire ses effets après l’éviction des exploitants marocains d’El Arja en 2021, et l’interdiction faite à des familles de Figuig d’accéder aux vergers hérités de leurs ancêtres à Ksar Ich en 2026.
Le Maroc des trois océans: Dakhla, l’atout gagnant
Boualem Sansal rejoint Le360, où il signera désormais une chronique régulière, nouvel espace de dialogue destiné à tisser un lien durable avec ses lecteurs et, plus largement, avec les Marocains. Cette collaboration se prolongera à l’automne par un séjour de l’écrivain au Maroc et une conférence «Le Grand Témoin», organisée par Le360 et ouverte au public. Pour sa première chronique, Boualem Sansal porte son regard sur Dakhla, dans le Sud marocain, à laquelle il confère une signification intime, historique et profondément symbolique pour l’avenir du Maghreb.
Boualem Sansal répond à Aziz Daouda
Suite à la «Lettre à Boualem Sansal», très sensible, écrite par le grand athlète et cadre sportif Aziz Daouda, Boualem Sansal l’écrivain immortel de l’Académie française a fait parvenir à notre rédaction sa réaction spontanée et empreinte d’amour.
Quand la France dénonçait la fabrication algérienne du Polisario (document)
Une dépêche diplomatique française datée du 2 juin 1975 éclaire d’un jour cru la stratégie d’Alger au Sahara occidental. Derrière le discours officiel de l’autodétermination, le document décrit une manœuvre beaucoup plus froide: créer autour du Polisario une «cause» factice, adossé à un «État» sahraoui faible et dépendant, placé sous influence algérienne, pour contenir le Maroc et servir les ambitions régionales de Houari Boumediene.
Archives françaises: «Sahara orano-marocain», le trait d’union qui précéda la frontière
Avant que le rail, les postes militaires et la cartographie administrative ne figent les confins entre le Maroc et l’Algérie française, les sources coloniales employaient une expression aujourd’hui presque oubliée: «Sahara orano-marocain». Loin d’être une curiosité lexicale, ce syntagme désignait Kenadsa, Béchar, les vallées du Guir, de la Zousfana et de la Saoura comme les éléments d’un espace perçu dans sa continuité marocaine, avant d’être conquis, redéfini puis intégré à l’Algérie.
«Bocchus 2»: qui est Neo, le rappeur marocain qui utilise l’histoire pour clasher l’Algérie?
Il s’appelle Ilyas Moudouji, il a 33 ans, il est né à M’rirt et signe ses productions sous le nom de Neo. En 2021, ce rappeur-producteur originaire du Moyen Atlas a imposé un morceau, «Bocchus», au cœur d’un beef musical entre artistes marocains et algériens. Un morceau resté sans réponse pendant cinq ans. En juin 2026, il revient avec «Bocchus 2», construit autour d’un argument précis: celui de l’État-nation. Portrait d’un artiste qui clash avec véracité historique et surtout, beaucoup de classe.