Ces derniers années, avec une accélération déroutante ces derniers mois, un changement considérable s’est opéré dans la démarche du régime algérien. Le Sahara occidental n’est plus seulement présenté comme une question de décolonisation, ou de solidarité avec le Polisario et la RASD. Il est désormais officiellement une question de sécurité nationale, à laquelle est accordée la plus haute priorité. Les mots ont un sens. Lorsqu’un État fait d’un problème extérieur, parmi tant d’autres, une question de sécurité nationale prioritaire, il change la nature même du problème. Que se passe-t-il?