L’ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mohamed Aujjar, a officialisé sa candidature à la présidence du Rassemblement national des indépendants (RNI), à la suite de l’annonce récente de Aziz Akhannouch de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de la formation, selon une source informée.
Membre du bureau politique du parti, Mohamed Aujjar a procédé au dépôt de son dossier dans les délais statutaires arrêtés entre le 12 et le 28 janvier 2026, période fixée pour la réception des candidatures à la direction du Parti de la Colombe, aujourd’hui force majoritaire au sein des institutions exécutives et législatives du Royaume.
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À en croire plusieurs proches, l’ancien ministre nourrirait l’ambition de porter un «projet politique et socio-économique structurant» pour le RNI, dans un contexte marqué par une recomposition interne et une séquence charnière pour l’avenir de la formation. D’autres candidatures pourraient également émerger dans les prochains jours, laissant entrevoir une compétition ouverte pour la succession.
Longtemps perçu comme un parti de notables, le RNI traverse aujourd’hui une période de turbulences. La formation fait face à une érosion de la confiance populaire. La hausse du coût de la vie alimente le mécontentement. À cela s’ajoute un déficit de communication avec sa base militante.
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Le parti est appelé à élire son nouveau président le 7 février prochain à El Jadida, à l’occasion d’un congrès extraordinaire. La commission préparatoire de ce rendez-vous décisif est présidée par Rachid Alami Talbi, autre figure centrale du RNI, qui a lui aussi choisi de ne pas se représenter à la présidence de la Chambre des représentants.
Né le 18 mars 1959 à Targuist, dans la province d’Al Hoceïma, Mohamed Aujjar est journaliste de formation et acteur de longue date de la scène politique nationale.








