La communauté juive marocaine de Washington a célébré, dimanche, la Mimouna dans une atmosphère marquée par la continuité d’une tradition plusieurs fois centenaire. Cette 12ème édition, coorganisée par l’ambassade du Maroc à Washington et l’association Sephardic heritage international DC (SHIN DC), s’est tenue au centre Edlavitch DC, en présence de responsables de l’administration américaine, de diplomates et de personnalités des secteurs public et privé.
Prenant la parole lors de la soirée, l’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a replacé la fête dans son contexte historique: célébrée à l’issue de la Pâque juive, la Mimouna est une tradition portée depuis des générations par les communautés juive et musulmane du Maroc, aussi bien dans le Royaume qu’au sein de la diaspora. «Elle constitue un symbole de coexistence et de respect entre les communautés et les religions», a-t-il rappelé, évoquant la coutume d’ouvrir les portes aux proches et aux invités dans les villes marocaines.
Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc aux États-Unis, lors de la célébration de la Mimouna, tenue le dimanche 12 avril au centre Edlavitch DC à Washington.
L’ambassadeur a également mis en avant la reconnaissance constitutionnelle de la composante hébraïque dans l’identité marocaine, actée par la Constitution de 2011, ainsi que les politiques de préservation du patrimoine judéo-marocain, comme la restauration de sites culturels et l’intégration de l’histoire juive dans les programmes d’enseignement, menées sous l’impulsion de Sa Majesté le roi Mohammed VI, dans la continuité de ses prédécesseurs.
L’édition 2025 revêt une dimension diplomatique particulière: elle coïncide avec le 250ème anniversaire des relations entre le Maroc et les États-Unis, dont le traité d’amitié signé en 1787 demeure le plus ancien accord ininterrompu de l’histoire américaine.
Lire aussi : Agriculture et commerce: le Maroc sélectionné pour le programme américain «Food for Progress» 2026
La soirée a été animée par la chanteuse judéo-marocaine Neta Elkhayam et agrémentée de pâtisseries traditionnelles marocaines, offrant au public américain une fenêtre sur l’histoire de la coexistence entre juifs et musulmans au Maroc.







