À l’approche des élections législatives prévues en septembre prochain, pour le renouvellement des membres de la première Chambre du Parlement, les partis politiques mettent les bouchées doubles pour se préparer au scrutin en vue de mieux se positionner sur l’échiquier politique à l’issue de ce rendez-vous électoral. À ce propos, une nouvelle stratégie a été instaurée afin de renouveler leurs rangs.
Selon Al Akhbar de ce mardi 24 mars, il s’agit de convaincre des jeunes de moins de 35 ans d’intégrer leurs listes électorales, locales ou régionales, dans le but «de renouveler l’élite politique et de renforcer la présence des jeunes au Parlement». Cette stratégie, indique le quotidien, est motivée par la réforme de la loi organique relative à la Chambre des représentants qui accorde le financement d’une partie des campagnes électorales des jeunes candidats âgés de moins de 35 ans.
Les dispositions de la nouvelle réforme, rappelle le quotidien, disposent qu’«une somme allant jusqu’à 75% des dépenses de la campagne électorale est engagée au profit des listes de candidature conduites par des jeunes de moins de 35 ans, ayant une appartenance politique ou ne disposant d’aucune affiliation politique, est attribuée», dans le strict respect des lois régissant le processus électoral et à condition que les listes concernées obtiennent un nombre de voix équivalent à au moins 5% du nombre des électeurs inscrits sur les listes électorales relatives à la circonscription et que les dépenses en question soient justifiées.
Cette formule de soutien financier aux candidatures jeunes de moins de 35 ans est un mécanisme pour lever les obstacles matériels à la participation des jeunes. Les partis politiques, ajoute le quotidien, auraient opté pour les candidatures de jeunes compétences en vue d’«insuffler du sang neuf dans ses instances organisationnelles et au niveau de la représentativité».
La démarche est également suivie pour promouvoir leur image, séduire les électeurs et multiplier leurs chances pour remporter de nombreux sièges. Dans le même sillage, ajoutent les mêmes sources, certains partis politiques comptent soutenir des listes indépendantes conduites par des jeunes, en préservant leur connexion à ces jeunes candidats.
Quoi qu’il en soit, fait remarquer le quotidien, la réussite de toute l’opération reste assujettie au respect des critères d’intégrité et de transparence dans les circuits du soutien financier, afin de garantir l’égalité des chances et la capacité des partis politiques à encadrer les jeunes compétences et les former sur le plan politique.







