Le Maroc en passe de devenir une «puissance nucléaire»?

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, répond à une question orale à la Chambre des représentants, le 9 décembre 2021.
La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, répond à une question orale à la Chambre des représentants, le 9 décembre 2021. . MAP

Revue de presseEn 2015, le Maroc a lancé une étude sur la production d’électricité à partir d’énergie nucléaire. L’année suivante, il a obtenu le feu vert de l’AIEA. Aujourd’hui, le directeur général de l’Agence compte le Royaume parmi les futures puissances nucléaires. Une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghrebia.

Le 01/12/2023 à 23h28

Pour le Maroc, qui a obtenu l’aval de l’Agence internationale de l’énergie atomique en 2016, rejoindre le groupe réduit des puissances nucléaires n’est plus qu’une question de temps. Il est de plus en plus proche de cet objectif, depuis que ses ambitions de se doter d’une centrale nucléaire commencent à prendre forme, écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghrebia dans son édition du week-end des 2 et 3 décembre.

C’est ce qui ressort, explique le quotidien des récentes déclarations du directeur général de l’AIEA. Rafael Mariano Grossi a effectivement affirmé que le Royaume faisait partie de la douzaine de pays qui devraient commencer à produire de l’électricité à partir de sources nucléaires dans les prochaines années.

C’était mardi 28 novembre, lors de l’exposition mondiale du nucléaire tenue en France, précise le quotidien. Le directeur général de l’AIEA, cité par le quotidien, a ainsi déclaré : «10 pays sont entrés dans la phase de décision pour construire des centrales nucléaires et 17 autres sont en cours d’évaluation. Il y aura une douzaine de nouveaux pays nucléaires d’ici quelques années».

Le Royaume, souligne le quotidien, a adopté, depuis quelques années, une nouvelle vision énergétique qui consiste à privilégier l’utilisation de l’énergie nucléaire civile, réduisant ainsi considérablement sa dépendance de l’étranger. Depuis quelques années, le Maroc a, certes, investi lourdement dans les énergies renouvelables, le solaire et l’éolien, tout en misant également sur l’hydrogène vert. Mais il reste ouvert également à d’autres options en la matière sur le marché international afin de réduire sa facture énergétique et accélérer sa transition.

Citant l’AIEA, le quotidien affirme que le Maroc a manifesté son intérêt, tout en faisant preuve de sérieux et de responsabilité, pour coopérer pleinement avec l’Agence. Et ce, au niveau technique ou sécuritaire. En conséquence, souligne Al Ahdath Al Maghrebia, il est prévu que le Royaume entame effectivement la construction de sa centrale nucléaire vers 2030.

Depuis 2016, rappelle le quotidien, le Maroc coopère activement avec l’AIEA. Il a participé au programme de coopération technique de l’AIEA pour renforcer ses capacités d’utilisation pacifique de la technologie nucléaire. De nombreux projets ont aidé le pays à renforcer ses capacités locales. Le Maroc bénéficie également d’un projet de recherche coordonné par l’AIEA qui aide les décideurs à envisager toutes les options technologiques en matière d’approvisionnement énergétique.

Par ailleurs, et citant cette fois la ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, le quotidien rappelle que cette dernière a déclaré récemment, devant le Parlement, que son département étudie depuis 2015 les possibilités d’exploitation de cette énergie pour produire de l’électricité. Le Maroc, selon la ministre, a accumulé une base importante de connaissances et d’expériences nécessaires à la prise d’une décision éclairée sur la question.

Par Amyne Asmlal
Le 01/12/2023 à 23h28