Jeudi dernier, le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, a réaffirmé au chef d’État américain l’adhésion du Royaume au plan Trump.
«On peut affirmer que le Royaume du Maroc soutient fermement cette initiative menée par le président Donald Trump, une initiative qui peut être considérée comme une opportunité précieuse pour la paix qu’il convient de saisir», a analysé le politologue Mohamed Bouden lors d’un échange avec Le360. Il a précisé que sous l’impulsion du Souverain, président du Comité Al-Qods, le Maroc est historiquement «préoccupé par la paix au Moyen-Orient». Désormais, note l’expert, le Royaume prouve sa cohérence en s’impliquant dans cette démarche en qualité de «pays pionnier, pivot et actif, doté d’une diplomatie dynamique».
D’après son analyse, l’approche marocaine s’articule autour de quatre piliers: un apport financier concret, une contribution à la force de stabilité régionale, particulièrement à Gaza, conformément à la résolution onusienne 2803, ainsi qu’un investissement intellectuel visant à combattre les idéologies extrémistes et l’intolérance.
«Je pense donc que le Maroc propose une participation intégrée et exemplaire au niveau régional en s’appuyant sur les efforts accumulés par le Maroc au fil des années, notamment par l’installation d’hôpitaux de campagne». À ce titre, il rappelle que le pays «s’est d’ailleurs engagé à établir un hôpital militaire de campagne à Gaza à l’avenir».
Le savoir-faire marocain s’appuie également sur l’influence du Comité Al-Qods et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods, ainsi que sur l’intense activité diplomatique du Roi, manifestée, selon le chercheur, par ses échanges directs et sa participation aux grands sommets internationaux. Cette stratégie repose, a-t-il ajouté, «sur la nature stratégique et bilatérale des relations maroco-américaines».
En définitive, le politologue estime que la question palestinienne demeure une priorité absolue pour le Royaume. «Sa position est claire, car elle prône la solution à deux États vivant côte à côte, la Palestine et Israël, pour une paix durable, consolidée par le développement, la sécurité et la participation de toutes les parties concernées».








