Devant le Parlement, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a affirmé avoir mis en échec les tentatives de manipulation d’investisseurs ciblant les terres agricoles de la Sodea (Société de développement agricole) et de la Sogeta (Société de gestion des terres agricoles). Son département reste vigilant face à toute manœuvre visant ce patrimoine foncier de l’État.
Le ministre a réaffirmé la détermination de ses services à faire respecter la légalité. Selon l’édition du week-end du quotidien Assabah des 27 février et 1er mars, il s’agit de «rappeler à l’ordre toute personne qui tenterait de transformer des projets d’investissement agricole en projets privés».
Dans ce cadre, le ministre a précisé que «les commissions régionales de suivi, relevant du ministère de l’Agriculture, ont effectué 126 missions d’inspection en coordination avec l’Agence pour le développement agricole».
Ainsi, a-t-il expliqué, «des avertissements ont été adressés à certains partenaires qui n’avaient pas respecté leurs engagements, en procédant à l’annulation des conventions conclues avec eux». Il s’agit de baliser la voie à de nouveaux appels d’offres pour lancer de nouveaux projets sur les terres concernées.
Et d’ajouter, dans sa réponse à une question écrite soulevée par Khalid Setti du syndicat de l’Union nationale du travail au Maroc, que «le ministère de l’Agriculture a récupéré 2.000 hectares, suite à la suppression des conventions qui ne respectaient pas les cahiers de charge signés dans ce cadre».
Les terres gérées par la Sodea et la Sogeta, qui appartiennent au Domaine privé de l’Etat, ont été cédés dans le cadre d’un partenariat public-privé sur une période allant de 17 à 40 ans, pour lancer des projets agricoles suivant des cahiers de charge bien définis.
Dans le détail, indique Assabah, «120.529 hectares de la Sodea et de la Sogeta ont été cédés dans le cadre de cette formule de partenariat public-privé pour la réalisation de 1.776 projets». En matière d’investissement, fait savoir la même source, «15,4 milliards de dirhams ont été investis, ce qui représente 85% des engagements signés».








