Donald Trump salue l’engagement du Maroc pour la stabilisation et la reconstruction de Gaza

Le ministre bahreïni de la Cour du Premier ministre, le cheikh Isa bin Salman bin Hamad al-Khalifa (à gauche), le président américain Donald Trump (au centre) et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, présentent la charte fondatrice signée du «Conseil de la paix» lors du Forum économique mondial (FEM) de Davos, le 22 janvier 2026.. AFP or licensors

Lors de la réunion inaugurale du Conseil de Paix à Washington, le président américain a remercié le Maroc pour sa contribution à la Force internationale de stabilisation à Gaza. Premier pays arabe à annoncer l’envoi de policiers et de militaires, le Royaume a également réaffirmé son engagement global en faveur de la sécurité, de la reconstruction et d’un processus de paix durable au Moyen-Orient.

Le 20/02/2026 à 13h39

Lors de la réunion inaugurale du Conseil de Paix tenue jeudi à Washington, le président américain Donald Trump a chaleureusement salué l’engagement du Maroc en faveur de la stabilisation de Gaza. Devant une cinquantaine de chefs d’État, de gouvernement et de ministres des Affaires étrangères, il a exprimé sa reconnaissance au Royaume pour sa contribution à la Force internationale de stabilisation (ISF).

«Le Maroc. Merci beaucoup. Excellent! Ce que vous accomplissez est remarquable», a déclaré le président américain (voir vidéo 1:29:36).

Il a souligné que certaines nations ne se limitaient pas à un soutien financier, mais s’engageaient également à fournir du personnel pour contribuer au maintien du cessez-le-feu et à l’instauration d’une paix durable à Gaza. Outre le Maroc, l’Indonésie, l’Albanie, le Kosovo et le Kazakhstan ont également annoncé leur participation en effectifs à l’ISF.

Dans son intervention, le président Trump a par ailleurs indiqué que le Maroc, aux côtés des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn, du Kazakhstan, de l’Azerbaïdjan et de l’Ouzbékistan, a contribué à hauteur de plus de 7 milliards de dollars au plan d’aide et de reconstruction de Gaza.

«Ce n’est que le début. C’est notre première réunion, mais chaque dollar dépensé est un investissement dans la stabilité et l’espoir d’une nouvelle harmonie dans cette région si importante», a-t-il conclu.

Le Maroc s’est distingué en devenant le premier pays arabe à annoncer publiquement l’envoi de policiers et de militaires dans la bande de Gaza. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a précisé que le Royaume est prêt à déployer des agents de police, à former des policiers gazaouis et à affecter des officiers supérieurs au sein du commandement militaire conjoint de la force de stabilisation.

Au-delà de la dimension sécuritaire, Rabat a également annoncé la mise en place d’un hôpital de campagne à Gaza et rappelé avoir effectué la première contribution financière au Conseil de Paix. Le ministre a souligné que le roi Mohammed VI soutient pleinement l’action du président Trump en faveur de la reconstruction de Gaza et appelle à l’avènement d’un véritable processus de paix au Moyen-Orient.

Sur très hautes instructions royales, le Maroc s’engage à appuyer les efforts du Conseil notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé et de la promotion de la tolérance et de la coexistence. Selon Nasser Bourita, le plan du président Trump pour la paix à Gaza a permis l’obtention d’un cessez-le-feu, la fin d’une guerre tragique, la sauvegarde de vies humaines et la mise en place des bases d’une reconstruction pragmatique.

Le chef de la diplomatie marocaine a insisté sur la nécessité de réussir la deuxième phase du plan afin de garantir la durabilité des efforts de paix, tout en appelant à la préservation de la stabilité en Cisjordanie et à l’appropriation du processus par les institutions palestiniennes légitimes. Il a enfin souligné que la stabilisation et la reconstruction de Gaza doivent constituer un levier pour relancer un véritable processus de paix fondé sur la solution à deux États.

La réunion inaugurale du Conseil de Paix, présidée par Donald Trump, a réuni notamment le vice-président J. D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi que des représentants d’une cinquantaine de pays, marquant ainsi le lancement d’une initiative diplomatique d’envergure internationale en faveur de la stabilité régionale.

Par La Rédaction
Le 20/02/2026 à 13h39