Défense. Le Maroc lorgne le char sud-coréen K2 Black Panther

Cette photo prise le 13 octobre 2024 montre un char de combat israélien entrant au Liban depuis le nord d'Israël au point frontière sud-libanais de Naqoura.

Un char en action.. AFP or licensors

Le Maroc envisage l’acquisition de près de 400 chars de combat K2 «Black Panther» ainsi que du système de défense aérienne Cheongung (KM-SAM). Un projet qui, s’il se concrétise, ferait du Royaume le premier utilisateur africain de ces équipements.

Le 24/04/2025 à 16h40

Le Maroc examine l’acquisition de près de 400 chars de combat K2 «Black Panther» et du système de défense aérienne Cheongung (KM-SAM). Cette orientation, encore à l’étude, signalerait une inflexion notable de la doctrine capacitaire marocaine et une diversification assumée de ses partenariats stratégiques.

La dynamique s’est renforcée à la faveur de la récente visite à Séoul de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce. Ce déplacement officiel, intervenu début avril, a été marqué par des entretiens de haut niveau avec plusieurs responsables gouvernementaux sud-coréens.

Selon plusieurs médias coréens, ces échanges ont permis d’aborder de manière approfondie les perspectives de coopération industrielle et technologique, en particulier dans le domaine de la défense. L’intérêt exprimé par Rabat pour le char K2 s’inscrit dans une réflexion plus large visant à rationaliser un parc blindé composite, hérité de plusieurs générations d’acquisitions successives, et jugé aujourd’hui lourd en termes de maintenance, de formation et de logistique.

Dans ce contexte, le K2 Black Panther est perçu comme une plateforme répondant aux exigences opérationnelles contemporaines. Son chargeur automatique, qui réduit la taille de l’équipage, sa mobilité adaptée aux environnements contraignants, notamment désertiques, et la modularité de son offre export figurent parmi les critères avancés par les sources industrielles sud-coréennes. À ce stade, Rabat envisagerait ce char comme un élément structurant d’une montée en gamme progressive, plutôt que comme une solution unique.

En plus du K2, les discussions en cours portent également sur le système de défense aérienne Cheongung (KM-SAM), ainsi que sur d’autres équipements sud-coréens, dont l’artillerie automotrice K9. Cette ouverture s’appuie sur des relations industrielles déjà établies entre Rabat et Séoul, plusieurs groupes sud-coréens étant engagés ou intéressés par des projets d’implantation industrielle au Maroc.

Par Nisrine Zaoui
Le 24/04/2025 à 16h40