Défense du général «Hassan»: «On achève bien les proches de l’ex-patron du DRS»

Me Khaled Bourayou, avocat du général Abdelkader Aït Ouarabi, dit "Hassan".
Me Khaled Bourayou, avocat du général Abdelkader Aït Ouarabi, dit "Hassan". . dr

Réagissant à la condamnation de l’ex-patron du contre-espionnage algérien, le général «Hassan», son avocat, Khalid Bourayou, dénonce un procès politique.

Le 27/11/2015 à 16h15

Première sortie publique de l’avocat du général «Hassan», condamné, hier jeudi, à cinq ans de prison par le tribunal militaire d’Oran. «Le général Hassan est un homme proche du général Tewfik. L’affaire a un cractère politique. A la lutte contre la corruption menée par le DRS qui a abouti aux affaires qu’on connaît, correspondait une lutte menée contre les éléments du DRS. Je pense que les luttes de clans sont incompatibles avec les exigences d’un Etat de droit », révèle Me Khaled Bourayou, dans une interview au site algérien d’information en continu «Tout sur l’Algérie» (TSA).

«Un héros de la lutte antiterroriste a été jugé pour des infractions qui n’ont rien à voir avec la corruption, ni avec le trafic d’influence, ni avec un abus de fonction. C’est une décision qui ne peut s’expliquer que par des considérations politiques», dénonce-t-il, précisant que le général Abdelkader Aït Ourabi, dit «Hassan», est une victime collatérale de la féroce guerre entre l’ex-patron du DRS et le clan Bouteflika.

Par Ziad Alami
Le 27/11/2015 à 16h15