Le Roi Mohammed VI a pris contact samedi avec plusieurs dirigeants des pays du Golfe, notamment Mohammed ben Zayed Al Nahyane, président des Émirats arabes unis, le roi Hamad ben Issa Al Khalifa de Bahreïn, le prince héritier Mohammed ben Salman ben Abdelaziz, également Premier ministre de l’Arabie saoudite, et Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar. Selon un communiqué du Cabinet royal, repris par les quotidien Assabah et Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 2 mars, ces échanges ont été l’occasion pour le Souverain marocain de réaffirmer la condamnation ferme du Maroc des attaques visant la souveraineté de ces nations et l’intégrité de leurs territoires.
Le Roi a également réitéré son soutien total à toutes les mesures légitimes que ces pays jugeront appropriées pour protéger la sécurité de leurs citoyens. Soulignant les liens fraternels solides et la solidarité constante qui unissent le Maroc à ses voisins du Golfe, le Roi Mohammed VI a insisté sur le fait que la sécurité et la stabilité de ces États sont indissociables de celles du Royaume du Maroc. Toute atteinte à leur intégrité, a-t-il ajouté, constitue non seulement un acte inacceptable mais aussi une menace directe pour la stabilité régionale.
Selon Assabah, le régime iranien pourrait être au bord de l’effondrement après l’élimination de sept de ses hauts responsables. Les frappes aériennes israéliennes, qualifiées de précises et coordonnées, ont visé des figures majeures du régime iranien, dont Ali Khamenei, guide suprême, Aziz Nasserzadeh, ministre de la Défense, Abdel Rahim Mousavi, chef d’état-major des forces armées, ainsi qu’Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil de défense iranien.
Le président américain Donald Trump a annoncé la mort de Khamenei, le qualifiant de «l’une des personnes les plus maléfiques de l’histoire» et saluant la coordination militaire et de renseignement entre les États-Unis et Israël, cette dernière ayant baptisé son opération «Rugissement du Lion». L’attaque aurait touché des centaines de sites militaires stratégiques et des installations d’enrichissement d’uranium à l’aide de missiles de précision et d’opérations de renseignement ciblées. Une trentaine de bombes ont été larguées sur le siège du guide suprême iranien, provoquant des ripostes par des tirs de missiles iraniens sur Tel Aviv et d’autres capitales du Golfe.
L’armée israélienne a déclaré avoir mobilisé 200 avions pour frapper les systèmes de défense aérienne et antimissile iraniens, dans ce qu’elle décrit comme la plus grande opération de son histoire, visant 500 cibles comprenant des infrastructures de défense et des plateformes de lancement de missiles. Cité par Assabah, le spécialiste en géostratégie Cherkaoui Roudani, explique que la situation dépasse désormais le cadre d’une simple escalade militaire classique. Selon lui, le monde est témoin d’un tournant historique qui redessine les équilibres de puissance dans le Golfe et influence directement la géopolitique internationale.
Roudani estime que la région du Golfe est en train de passer d’un espace de dissuasion fragile, basé sur un équilibre implicite, à un terrain de redistribution des rôles, où la priorité sera donnée aux systèmes de défense aérienne, aux missiles de précision et à la protection des infrastructures vitales, au détriment des affrontements terrestres à grande échelle. Ce changement, selon lui, redéfinira la notion de dissuasion au Moyen-Orient et déclenchera une course régionale aux technologies de défense aérienne, de détection précoce et de capacités navales. Les pays du Golfe, a conclu Roudani, devront repenser leur sécurité, renforcer leurs capacités nationales, diversifier leurs partenariats et développer des systèmes de défense intégrés afin de consolider leur position dans l’architecture mondiale de la puissance au cours de la prochaine décennie.








