Congrès du RNI: Aziz Akhannouch, candidat unique, file vers un deuxième mandat

Aziz Akhannouch, candidat à sa réélection à la tête du parti, lors du lancement du congrès du RNI, vendredi 4 mars 2022.

Aziz Akhannouch, candidat à sa réélection à la tête du parti, lors du lancement du congrès du RNI, vendredi 4 mars 2022. . Brahim Mousaaid /Le360

Le 04/03/2022 à 21h01

VidéoAziz Akhannouch, seul candidat à sa réélection, est sur le point d’être réélu officiellement à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI, au pouvoir) dont les travaux du 7e congrès ont été ouverts ce vendredi 4 mars 2022 au siège du parti, à Rabat.

Organisé en visioconférence avec la participation de 14 sections régionales dont l’une basée à Paris pour les MRE, ce 7e congrès a regroupé quelque 3.000 congressistes sous le thème: «La voie du développement».

Le360 a appris qu’aucune candidature à part celle de Aziz Akhannouch n’a été déposée, à la veille du congrès, date de clôture du dépôt des candidatures. «Aucune autre candidature n’a été signalée», a déclaré un des organisateurs du congrès. La cérémonie de réélection de Aziz Akhannouch, qui est par ailleurs le chef du gouvernement, aura lieu samedi.

A l’ouverture du congrès, Aziz Akhannouch a prononcé une allocution politique dans laquelle il a fait état, notamment, des réalisations de son parti depuis 2016, date où il avait pris les rênes du RNI sous le slogan «La voie de la confiance», jusqu’en 2022. Et lors des élections de 2021, la formation de la Colombe a raflé 102 sièges législatifs devenant avec quelque 2,5 millions de voix la première force politique du pays.

«Cette propulsion a été réalisée grâce à la restructuration et à la consolidation des actions. Nous sommes une force légitime qui agit avec conviction, n’en déplaisent à nos détracteurs», a affirmé le leader du parti, celui-ci faisant allusion aux islamistes du PJD.

«Aucun parti politique au Maroc n’a obtenu jusqu’à présent un tel score d’électeurs ce qui va nous permettre d’être fidèles à nos engagements, de continuer les réformes contre la pauvreté, la vulnérabilité, la corruption et la rente et de poursuivre les chantiers restructurants», a-t-il martelé en dénonçant une nouvelle fois ce qu’il a appelé «les perturbateurs poussés par des campagnes de dénigrement».

Il s’est déclaré convaincu que le Maroc relèvera les défis grâce à la vision éclairée du Souverain et grâce à la mise en œuvre, selon lui, des engagements pris par une «majorité gouvernementale soudée, homogène et volontariste». «Nous parlons peu, mais nous agissons beaucoup».

Aziz Akhannouch n’a pas oublié d’autre part de saluer et de remercier l’ensemble des acteurs du RNI qui sont «les jeunes et les femmes pleins d’énergie, de dévouement et d’ambitions». Lors de la séance d’ouverture du 7e congrès, Aziz Akhannouch a fait montre d’une satisfaction après un bilan positif de 6 ans à la tête de son parti et d’une maitrise sans faille de la direction du parti de la Colombe, ont noté les observateurs.

Avant de clore ses propos, il a évoqué la conjoncture socio-économique marquée par la flambée des prix sur les marchés mondiaux à cause notamment de la guerre russo-ukrainienne et rappelé les efforts que mène l’Exécutif pour soutenir les prix des produits de première nécessité. Le chef du RNI a ainsi mis en exergue une série d’initiatives dont le plan d’urgence de 10 milliards de dirhams pour aider les agriculteurs.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Brahim Moussaaid
Le 04/03/2022 à 21h01