À Casablanca, une opération d’envergure inédite visant à inventorier et diagnostiquer près de 800 biens immobiliers et équipements publics sera très prochainement initiée. Portée par la commune de Casablanca, cette opération stratégique ambitionne de maîtriser l’ensemble des données relatives au patrimoine foncier de la ville, tout en évaluant leur statut juridique, technique et fonctionnel afin d’en optimiser la gestion et de valoriser les opportunités d’investissement, relaie Assabah de ce lundi 12 octobre.
Inscrit dans le cadre des préparatifs de la deuxième session ordinaire d’octobre du conseil communal, ce projet repose sur une approche méthodologique innovante combinant un recensement de terrain, des diagnostics techniques et des recherches foncières et juridiques. L’ensemble de ces informations sera unifié au sein d’un système d’information géographique permettant d’identifier précisément les biens, leurs superficies et leurs composantes, tout en dressant un état des lieux actualisé de leur situation sur le terrain.
Pour mener à bien cette mission, le document programmatique propose de scinder les sites ciblés en deux catégories distinctes. La première phase concerne environ 700 biens, devant faire l’objet d’un recensement rapide assorti de fiches techniques préliminaires axées sur les données de base et la géolocalisation. La seconde phase portera sur une centaine d’équipements majeurs, englobant les administrations, les infrastructures et les services publics, lesquels nécessiteront un diagnostic approfondi couvrant les aspects architecturaux, les conditions de sécurité, la situation foncière et légale, ainsi qu’une estimation chiffrée des coûts de maintenance et de réhabilitation, lit-on dans Assabah.
Le calendrier prévisionnel de cette opération s’étalera sur une période maximale de trente-neuf semaines, débutant par la collecte des données existantes et leur confrontation avec les images satellitaires et les listes locales, avant de se poursuivre par des visites sur le terrain, des levés topographiques et la délimitation des frontières et des superficies. Le processus s’achèvera par la vérification de la situation légale des biens immobiliers en étroite coordination avec la conservation foncière et les autorités compétentes, garantissant ainsi une traçabilité irréprochable de chaque parcelle.
Au-delà d’une simple mise à jour, cette démarche prévoit la création d’une base de données unifiée regroupant l’identité, la nature, la superficie, le statut de propriété et le niveau de conformité des documents fonciers avec la réalité du terrain. Ce dispositif permettra également d’évaluer l’état technique des biens, de repérer les éventuels litiges ou occupations illicites, et de vérifier leur adéquation avec les documents d’urbanisme en vigueur, des prérequis essentiels pour rationaliser l’exploitation du patrimoine public.
Cette initiative répond enfin aux orientations du ministère de l’Intérieur qui, à l’approche de la fin de mandature des conseils communaux, insiste sur la mise en place de règles strictes de gouvernance territoriale et de protection des deniers publics. L’obligation faite aux maires d’effectuer un inventaire global de tous les biens meubles et immeubles, englobant aussi bien les parcelles foncières que les véhicules, les équipements techniques et le mobilier de bureau, constitue désormais un pilier fondamental pour assurer une transition administrative transparente et sécurisée entre les conseils sortants et ceux issus des prochaines échéances électorales.




