Alliances partisanes: l’USFP et le RNI, main dans la main

Une délégation du RNI et de l'USFP s'est réunie jeudi 12 mars 2020. . DR

Revue de presseKiosque360. Le paysage politique s’agite à la veille des élections. Des alliances partisanes se dessinent, d’un côté entre le PJD, le PI et le PPS et de l’autre entre l’USFP et le RNI. Le PAM, qui ne s’est pas encore manifesté, a déjà annoncé qu’il n’y a pas de ligne rouge avec le PJD.

Le 13/03/2020 à 19h23

Le paysage politique bouge, à gauche comme à droite, avec des projets d’alliances qui se dessinent à la veille des élections et de la réforme du code électoral qui devait les régir. Dans ce sillage, le Parti de la justice et du développement (PJD) a tenu une réunion avec le parti de l’Istiqlal (PI), ce dernier ayant déjà rencontré le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Juste après ce rapprochement, rendu public par un communiqué des trois partis politiques, une délégation de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a rencontré son homologue du Rassemblement national des indépendants (RNI), rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du week-end des 14 et 15 mars. Cette réunion, tenue sous la présidence de Aziz Akhannouch, président du RNI et de Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, indique un communiqué des deux formations politiques, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la charte de la majorité.

Dans ce cadre, la réunion a abordé les possibilités de soutien au ministre de la Justice en vue de poursuivre le chantier de la réforme de la justice et la nécessité pour le gouvernement de s’inscrire dans la logique de la révision de la politique pénale dans l’esprit de la constitution et la garantie des droits et des libertés.

Les deux partis ont également souligné la nécessité d’entreprendre des mesures afin de réconcilier les citoyens avec la politique, assurer une forte mobilisation électorale avec la révision du code électoral afin de mettre en place des institutions élues qui cadrent avec le nouveau modèle de développement.

C’était le même message formulé par le communiqué rendu public par le PJD et le parti de l’Istiqlal, font remarquer les sources du quotidien. Les deux partis, rappelle le quotidien, s’étaient réunis à l'initiative du secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, et du PJD, Saad-Eddine El Othmani. Et d’ajouter que cette rencontre a été l'occasion de «partager des points de vue sur les développements politiques dans le pays, ainsi que les enjeux complexes auxquels l'acteur partisan fait face lors de sa mission d’encadrement, d’orientation et de proposition, et ce, dans le but d’un saut qualitatif qui répond aux besoins et attentes des citoyens, et qui leur redonnera la confiance de participer à la vie publique, et contribuera à la mise en œuvre de la citoyenneté active et l’engagement positif dans la construction conjointe».

Cette rencontre du PJD avec le PI est intervenue après celle tenue par ce dernier avec le PPS. Dans un communiqué conjoint, publié à l’issue de cette réunion, rappelle le quotidien, les deux formations ont appelé encore une fois El Othmani à accélérer le chantier des réformes politiques, notamment la révision du système électoral. Une réforme à mener «dans un cadre de dialogue et de concertation avec les différents acteurs politiques», ont recommandé les deux partis. Ces projets d’alliances se préparent aujourd’hui, alors que le nouveau secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM) Abdellatif Ouahbi n’a pas encore dévoilé ses cartes. C’est dire, laisse entendre le quotidien, que les dés ne sont pas encore tous jetés.

Par Mohamed Younsi
Le 13/03/2020 à 19h23