Le politologue Badr Zaher Lazrak a décrypté les enjeux du programme d’aide d’urgence de 3 milliards de dirhams octroyé par le Roi pour faire face aux intempéries exceptionnelles ayant frappé le Gharb et le Loukkos.
Ce dispositif financier vise à soutenir les familles dans leurs dépenses courantes et leurs besoins urgents, précise le chercheur, qui estime à 180.000 le nombre de personnes touchées. Selon lui, cette aide illustre une vision stratégique nationale de gestion des crises qui, sous l’impulsion royale, privilégie désormais la proactivité. Pour l’expert, ce soutien ne se limite pas à une réponse ponctuelle, mais s’inscrit dans une approche structurelle observée depuis plusieurs années.
Badr Zaher Lazrak a souligné que le Roi avait récemment ordonné la création de plateformes logistiques régionales. Ces infrastructures dédiées, équipées de stocks de tentes, de médicaments et de matériel de secours, permettent à chaque région de réagir de manière autonome et immédiate aux catastrophes.
Le second point fort réside dans l’anticipation du risque. Selon l’expert, les inondations dans le Gharb et le Loukkos n’ont pris de court ni les citoyens ni les services de secours. Cette vigilance, illustrée par des évacuations préventives, a permis de préserver les vies humaines, le seul drame à déplorer étant un accident de la route à Tétouan.
L’universitaire a souligné que les évacuations ont concerné entre 150.000 et 200.000 personnes, qualifiant ce déploiement de «plus vaste opération de ce genre jamais réalisée au Maroc».
L’universitaire a précisé les modalités du soutien financier: chaque foyer, en priorité les familles d’agriculteurs, recevra une aide de 6.000 dirhams pour couvrir ses besoins immédiats. À cela s’ajoute un volet dédié à l’habitat: une enveloppe de 140.000 dirhams est prévue pour la reconstruction des maisons totalement détruites, tandis qu’un montant pouvant atteindre 150.000 dirhams est alloué à la restauration de certains logements partiellement endommagés. Selon l’universitaire, les aides iront aussi à la préservation du cheptel. Pour l’expert, le Maroc capitalise désormais sur une solide expérience logistique acquise lors des crises passées.
Ce savoir-faire s’est traduit sur le terrain par une mobilisation exemplaire de l’État des Forces Armées Royales, de la Protection civile, des services de police et des départements ministériels. Ce déploiement multidimensionnel, couplé au soutien financier, a suscité un véritable «sentiment de joie» chez les populations. Selon le chercheur, cette présence constante de l’État aux côtés des citoyens, dans l’épreuve comme dans la prospérité, vient consolider durablement la confiance envers les institutions nationales.






