L’aviation israélienne a bombardé dans l’après-midi, sans avertissement préalable, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, selon l’Agence nationale d’information Ani et des images de l’AFPTV. Ce même quartier avait déjà été visé une première fois à l’aube, faisant deux morts selon les autorités libanaises.
L’armée israélienne a ensuite annoncé avoir «entamé une série de frappes contre l’infrastructure terroriste du Hezbollah», et a précisé un avis d’évacuation aux habitants de sept quartiers principaux de la banlieue sud de la capitale.
Dans la soirée, l’Ani a rapporté une nouvelle frappe sur la banlieue sud.
Habituellement densément peuplée, cette zone s’est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités au début du mois.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive américaine-israélienne en Iran le 28 février.
Vendredi, l’aviation israélienne a également mené une nouvelle série de frappes dans le sud du Liban, selon Ani.
Dans un bilan actuel, le ministère de la Santé a indiqué qu’un raid mené dans la ville de Saksakiyeh, dans le sud du Liban, avait fait six morts, dont trois enfants, et 17 blessés.
En outre, selon le ministère, un secouriste a été tué et quatre autres blessés par une frappe israélienne contre une ambulance appartenant au Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, à Kfar Tibnit, dans la même région.
Dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays, une frappe a tué une femme enceinte de jumeaux, et blessé sept autres personnes, selon la même source.
Situation humanitaire
Alors qu’Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le Hezbollah, ses troupes mènent une profonde incursion terrestre dans le sud du Liban en vue d’élargir une «zone tampon» et d’éloigner la menace du mouvement islamiste.
Le Hezbollah a affirmé pour sa part que ses combattants avaient lancé un missile sol-air sur un avion de guerre israélien au-dessus de Beyrouth, et se livraient à des combats «au corps à corps avec des forces de l’armée israélienne ennemie dans les localités de Bayada et Chamaa».
Ces deux localités de la région de Tyr, la principale ville du sud du Liban, se situent à environ 8 km de la frontière.
Le Hezbollah a également revendiqué une série d’attaques contre des positions et localités israéliennes frontales.
Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a estimé de son côté que les «attaques» du Hezbollah contrastaient avec les affirmations du gouvernement libanais sur un désarmement du mouvement dans le sud du Liban, selon les termes du cessez-le-feu de novembre 2024.
“If Lebanon won’t disarm Hezbollah, the IDF will,” warns Effie Defrin, citing Hezbollah’s missile, drone, and ground force rebuild. The IDF vows to prevent Hezbollah from rearming and to continue operations to protect Israeli civilians. https://t.co/kUICMkPTkw
— The Jerusalem Post (@Jerusalem_Post) March 28, 2026
«Si le gouvernement ne désarme pas le Hezbollah, l’armée israélienne le fera», a t-il prévenu.
«La situation humanitaire s’aggrave, et les civils paient comme d’habitude le prix lourd» au Liban, à de son côté mis en garde le directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Nicolas Von Arx.
المدير الإقليمي لمنطقة الشرق الأدنى والأوسط في اللجنة الدولية للصليب الأحمر Nicolas Von Arx من قصر بعبدا:
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) March 27, 2026
- الوضع الإنساني يتدهور سريعاً في لبنان، والمدنيون يدفعون الثمن الأكبر.
- نزوح متكرر في الجنوب والضاحية وسط خوف وضغوط متواصلة، ولا يمكن أن يصبح هذا الواقع أمراً طبيعياً.
-… pic.twitter.com/yK1NRBJ9aQ
«Les civils doivent être protégés où qu’ils soient, qu’ils restent chez eux ou qu’ils soient contraints de fuir», a-t-il ajouté, à l’issue d’une rencontre avec le président libanais Joseph Aoun.
Selon le dernier bilan officiel vendredi, la guerre a fait 1.142 morts et plus d’un million de déplacés.




