Israël dit soutenir la décision américaine de suspendre les frappes contre l’Iran, mais affirme que le cessez-le-feu «n’inclut pas le Liban»

Benjamin Netanyahu écoute Donald Trump s'adresser aux journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à Mar-a-Lago, la résidence de Trump à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Photo : Jim Watson / AFP). AFP or licensors

Israël a dit soutenir mercredi la décision du président américain Donald Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, mais a assuré que la trêve n’incluait pas le Liban.

Le 08/04/2026 à 07h33

Téhéran et Washington ont tous deux annoncé mardi soir s’être accordés sur un cessez-le-feu de deux semaines, à peine une heure avant l’expiration de l’ultimatum fixé par le président Donald Trump, qui menaçait de détruire l’Iran.

«Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines, à condition que l’Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les Etats-Unis, Israël et les pays de la région», a déclaré le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

«Le cessez-le-feu de deux semaines n’inclut pas le Liban», poursuit le texte. Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s’appliquait «partout, y compris au Liban et ailleurs».

L’armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu’à une « ligne de défense avancée » contre les combattants du mouvement islamiste Hezbollah, sans plus de précision géographique.

Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais.

«Israël soutient également les efforts des Etats-Unis visant à faire en sorte que l’Iran ne représente plus une menace nucléaire, balistique et terroriste pour l’Amérique, Israël, les voisins arabes de l’Iran et le monde», ajoute le communiqué israélien.

L’Iran a soumis aux Etats-Unis un plan en dix points pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, incluant notamment «le principe de non-agression, la poursuite du contrôle iranien du détroit d’Ormuz, l’acceptation de l’enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires, la levée de toutes les sanctions secondaires», selon la télévision d’Etat iranienne et l’agence Mehr.

Des discussions entre Téhéran et Washington sont prévues à partir de vendredi à Islamabad au Pakistan, auxquelles l’Iran a accepté de participer tout en précisant que « cela ne signifie pas la fin de la guerre ».

La guerre a éclaté quand Israël et les États-Unis ont attaqué l’Iran le 28 février, déclenchant des frappes de représailles de Téhéran contre les pays du Golfe et Israël.

Le Liban a également été entraîné dans le conflit après que le Hezbollah, groupe soutenu par l’Iran, a lancé des attaques contre Israël, qui a depuis mené des frappes et lancé une invasion du sud du pays.

Par Le360 (avec AFP)
Le 08/04/2026 à 07h33