Ces attaques interviennent en dépit d’un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et à l’approche d’une conférence internationale pour soutenir l’armée libanaise en déficit de moyens, prévue à Paris le 5 mars.
Les «frappes ennemies israéliennes» sur plusieurs endroits de la vallée de la Bekaa, dans l’est, ont tué 10 personnes et blessé 24 autres, a déclaré le ministère libanais de la Santé, ajoutant que trois enfants figuraient parmi les blessés.
L’armée israélienne a annoncé avoir visé des «centres de commandement du Hezbollah», qui a ensuite déclaré qu’un «commandant» du groupe soutenu par l’Iran figurait parmi les victimes.
Plus tôt dans la journée, deux personnes avaient été tuées par une frappe israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens d’Ain el-Héloué (sud du pays), selon le ministère libanais de la Santé.
Réunion au Caire
Sur place, un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élevant d’une petite maison touchée dans un quartier de ce camp palestinien densément peuplé - le plus grand au Liban. Selon l’agence ANI, la frappe a été effectuée par drone.
L’armée israélienne a déclaré y avoir visé «un centre de commandement du Hamas à partir duquel opéraient des terroristes».
Le mouvement islamiste palestinien, qui a condamné dans un communiqué cette attaque «brutale» contre «des civils», a démenti que le lieu visé lui appartenait.
Mardi doit se tenir au Caire une réunion pour préparer la prochaine conférence visant à lever des fonds pour renforcer les Forces armées et les forces de sécurité intérieure libanaises, à Paris début mars.
Cette aide est jugée fondamentale au moment où l’armée libanaise, qui manque de moyens financiers et d’équipement, cherche à désarmer le Hezbollah pro-iranien.
La réunion se tiendra en coordination avec les membres du Quintet, que sont l’Arabie Saoudite, la France, le Qatar, l’Egypte et les Etats-Unis.
Désarmement
Le gouvernement libanais a annoncé en début de semaine que l’armée disposerait d’une période de quatre mois, renouvelable, pour mettre en oeuvre la deuxième phase de son plan visant à désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d’un an de conflit avec Israël.
Les autorités israéliennes, qui accusent le Hezbollah de se réarmer, juge insuffisants les progrès réalisés dans ce domaine par l’armée libanaise.
En novembre dernier, 13 personnes avaient été tuées dans le camp d’Aïn el-Héloué dans un raid israélien. L’armée israélienne avait déclaré avoir visé un camp d’entraînement du Hamas, qui a démenti.
L’ONU avait réclamé une enquête, affirmant que 11 enfants figuraient parmi les tués.
Le Hezbollah était entré en guerre au lendemain de l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël, en solidarité avec le mouvement islamiste palestinien.
Malgré la trêve, Israël mène régulièrement des frappes contre le Hezbollah et ses alliés au Liban. Dimanche, quatre personnes qui se trouvaient dans une voiture ont été tuées dans l’est du pays, à la frontière avec la Syrie. Israël a affirmé avoir ciblé le groupe palestinien Jihad islamique.








