Attentats de Paris: les premières photos de la cavale de Salah Abdeslam

Salah Abdeslam, à gauche, au lendemain des attentats de Paris, dans une station-service entre Paris et Bruxelles. . DR

BFMTV a publié ce lundi 11 janvier, des images saisies par les caméras d'une station-service le samedi 14 novembre au matin près de la frontière belge. On y voit Salah Abdeslam, le suspect n°1 des attentats du 13 novembre, toujours en fuite, ainsi que deux de ses complices qui l'auraient exfiltré.

Le 11/01/2016 à 11h39

Les clichés ont été pris le 14 novembre à 9h45, au lendemain des attentats de Paris. Sur ces images tirées de la vidéosurveillance, publiées par BFMTV lundi 11 janvier, on voit Salah Abdeslam dans une station-service entre Paris et Bruxelles, durant son exfiltration vers la Belgique.

Alors que Mohamed Amri est en train de faire le plein de sa Golf, Salah Abdeslam pénètre dans la station au côté de Hamza Attou. Leurs yeux bouffis peuvent s'expliquer par le fait que les deux hommes ont, selon l'avocat d'un des complices, fumé du cannabis.

À ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il est recherché. Détendu, les mains dans les poches, Salah Abdeslam s'arrête avec ses deux complices dans une station-service à proximité de la frontière belge. Il est 9h45, ce 14 novembre.

L'homme le plus recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris dont il serait l'exécutant logistique, Salah Abdeslam, apparaît sur des images de vidéosurveillance, publiées par BFMTV. Il s'est fait exfiltrer dans la nuit de la capitale par deux complices, et file vers Bruxelles. Les trois hommes se sont arrêtés dans une station-service à proximité de la frontière belge, où ces images ont été prises.

On y voit Mohammed Amri, actuellement sous le coup d'une inculpation par la police belge, faire le plein de sa Golf, ainsi que Hamza Attou, 21 ans, lui aussi arrêté. Ces images accablent les deux hommes, accusés d'avoir aidé Abdeslam à gagner Bruxelles.

Avant de gagner la station-service, ils se sont fait contrôler à trois reprises, sans être arrêtés, le nom d'Abdeslam n'étant pas encore lié aux attaques. Ce dernier, sachant qu'il n'est pas recherché, ne prend même pas la peine de cacher son visage. Les trois hommes resteront douze minutes en tout dans la station-service, avant de repartir vers Bruxelles.

Par Le360
Le 11/01/2016 à 11h39