Des robots champions de kung-fu, nouvelles stars de la télévision en Chine (et dans le monde)

Le 16 février 2026, la soirée de gala de la télévision nationale, CCTV, en Chine, a présenté sur son plateau des robots champions de kung-fu.

Le 16 février 2026, la soirée de gala de la télévision nationale, CCTV, en Chine, a présenté sur son plateau des robots champions de kung-fu.

Le 16 février, à l’occasion du réveillon du Nouvel An lunaire, la Chine a pulvérisé les records d’audience mondiaux avec un spectacle suivi par 600 millions de téléspectateurs. Mais au-delà des chiffres, c’est le contenu qui a sidéré: les têtes d’affiche n’étaient autres que des robots humanoïdes, capables d’exécuter des figures de kung-fu avec une virtuosité chirurgicale.

Le 18/02/2026 à 09h19

En Chine, la soirée de gala de la télévision nationale, CCTV, s’impose comme le programme le plus regardé de la planète. Ils étaient cette année 600 millions de téléspectateurs au rendez-vous pour célébrer le passage au Nouvel An lunaire. Pourtant, sous l’apparente légèreté des festivités, ce grand rendez-vous médiatique détonne par sa finalité stratégique.

Loin des standards occidentaux qui privilégient la nostalgie ou le simple divertissement, le show chinois se transforme en une véritable vitrine de la souveraineté technologique. Entre deux séquences musicales, le spectacle laisse place à une démonstration de force: ballets de drones, prouesses en intelligence artificielle et déploiement de la robotique de pointe.

Cette mise en scène n’a rien d’anecdotique. Elle sert à graver dans l’imaginaire collectif les priorités du pouvoir central, érigeant la technologie en pilier fondamental de la réussite nationale. À travers cet écran total, Pékin ne célèbre pas seulement une tradition millénaire; il réaffirme son ambition de leadership mondial sur la scène du futur.

Si, en 2025, les images de seize automates exécutant une danse traditionnelle millimétrée avaient déjà conquis la Toile, l’édition 2026 a franchi un nouveau cap technologique. Cette année, les avancées de la robotique ont littéralement éclipsé les têtes d’affiche internationales.

Oubliées, les prestations de la Française Hélène Rollès, venue interpréter La Belle et la Bête au côté de l’Américain John Legend, ou encore le duo formé par Lionel Richie et Jackie Chan pour une reprise de We Are the World. Les véritables stars du show n’avaient rien d’humain: une escouade de robots humanoïdes a sidéré l’audience par sa maîtrise du kung-fu. Du maniement du nunchaku aux saltos les plus périlleux, en passant par des roues et des coups de pied circulaires d’une précision chirurgicale, ces machines ont transformé la scène en un temple de l’art martial 2.0.

Cette démonstration de force est signée Unitree. Le groupe basé à Hangzhou n’a pas lésiné sur les moyens pour s’offrir cette vitrine mondiale: selon la presse chinoise, l’entreprise aurait investi quelque 100 millions de yuans (environ 12 millions d’euros) pour imposer ses humanoïdes au cœur du programme le plus regardé au monde. Un investissement colossal qui confirme que pour Pékin, la technologie est désormais le divertissement par excellence.

Cette séquence a suscité l’engouement des téléspectateurs pour ce rendez-vous historique, véritable institution depuis les années 1980. Avec une audience linéaire dépassant les 600 millions de fidèles — sans compter l’audience massive générée par le streaming — le gala de la CCTV écrase les records mondiaux. À titre de comparaison, le Super Bowl américain, pourtant érigé au rang de grand-messe absolue de la culture populaire outre-Atlantique, fait figure de «poids plume» avec ses 125 millions de spectateurs.

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Par La Rédaction
Le 18/02/2026 à 09h19