Tourisme: des mesures incitatives pour soutenir Marrakech et Agadir

Lahcen Haddad, ministre du Tourisme.
Lahcen Haddad, ministre du Tourisme.

Les premières destinations touristiques du pays lourdement affectées par la conjoncture avaient adressé une série de propositions et de recommandations au ministère de tutelle. Un certain nombre de mesures ont été prises par celui-ci pour relancer le marché.

Le 18/11/2015 à 14h44

Face à la conjoncture difficile que traverse le secteur touristique national et qui affecte les principales destinations touristiques du pays, et plus singulièrement Agadir, les Conseils régionaux du tourisme de Marrakech et Agadir avaient élaboré une série de recommandations et de propositions à même d’aider à la relance des marchés russe et britannique. 

Dans une lettre de réponse du ministre adressée au président de la Confédération nationale du tourisme dont Le360 détient copie, le ministre fait part des dispositions prises par son département, en partenariat avec certains établissements publics, pour soutenir ces deux destinations.

Parmi les réponses aux sollicitations des professionnels, il avance que l’ONDA a mis en place depuis juillet 2015 des mesures incitatives allant jusqu’à -70% sur les redevances passagers, atterrissage et approche. Cette incitation est valable pour toute la saison à condition toutefois que «la ligne ne soit pas desservie en vol régulier» et qu’elle «assure un minimum de 19 mouvements en hiver ou 28 en été».

En ce qui concerne le volet promotionnel de ces deux destinations relevant de l’ONMT, le ministère souligne «la disponibilité de cet organisme à accompagner les opérateurs dans toute initiative innovante, à même de contribuer efficacement, et de manière avérée, à la promotion de ces destinations, et à l’augmentation des flux touristiques». Toutefois, pour la Russie, la baisse s’explique surtout par la conjoncture économique difficile que traverse le pays.

Concernant le volet d’assouplissement des formalités d’accès aux frontières à travers la présentation de la CIN, le ministère a obtenu une dérogation depuis juillet 2015.

Enfin, pour ce qui est de l’aspect sécuritaire, le royaume figure toujours dans la zone «vigilance normale», grâce «aux efforts déployés aussi bien par la diplomatie marocaine que par le ministère du tourisme, notamment auprès des médias et des leaders d’opinion, avec la contribution des opérateurs du secteur privé».

Reste que ces mesures semblent pour le moment encore insuffisantes pour relancer une machine qui semble grippée. Il faudra davantage d’efforts d’ici la fin de l’année afin que le secteur touristique puisse au moins profiter pleinement des vacances et fêtes de fin d’année.

Par Rania Laabid
Le 18/11/2015 à 14h44