Pénurie de carburants: la députée Fatima Tamni interpelle le gouvernement sur le niveau des réserves stratégiques

Une station-service temporairement fermée pour cause d’interruption d’approvisionnement en carburant, le 6 février 2025 à Casablanca.

La question du niveau des stocks pétroliers au Maroc refait surface au Parlement. Dans une question écrite adressée à la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, la députée Fatima Tamni, membre de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), s’interroge sur la capacité du Royaume à maintenir le niveau légal de réserves en produits pétroliers.

Le 07/02/2026 à 13h00

Cette initiative intervient après la publication, le 5 février 2026, d’un communiqué ministériel indiquant que le stock national de produits pétroliers avoisinerait 617.000 tonnes. Parallèlement, plusieurs navires transportant plus d’un million de tonnes de carburants n’ont pas pu décharger leurs cargaisons dans certains ports, notamment en raison de conditions météorologiques défavorables.

Dans son courrier daté du 6 février, la députée souligne que la consommation annuelle de produits pétroliers au Maroc dépasse 12 millions de tonnes, soit environ un million de tonnes par mois. Sur cette base, elle estime que le volume de stocks annoncé par le gouvernement correspondrait à moins de trois semaines de consommation, soit environ 18 jours d’autonomie.

Elle rappelle par ailleurs que la législation marocaine prévoit, en théorie, la constitution de réserves stratégiques couvrant 60 jours de consommation, ce qui représenterait près de deux millions de tonnes.

Fatima Tamni demande ainsi à la ministre de préciser la réalité et la composition exacte du stock mentionné dans le communiqué officiel. Elle souhaite également connaître les mesures prises pour faire respecter l’obligation légale de constitution de réserves stratégiques, ainsi que les actions envisagées pour renforcer la sécurité énergétique du pays.

La députée évoque également le rôle potentiel de la raffinerie Samir, à l’arrêt depuis plusieurs années. Selon elle, les tensions observées dans l’approvisionnement et le niveau des stocks pourraient relancer le débat sur la réintégration de cette infrastructure dans le dispositif énergétique national.

Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par des perturbations ponctuelles de l’approvisionnement en carburants, liées notamment aux conditions météorologiques qui ont ralenti l’activité portuaire ces dernières semaines. Les autorités assurent toutefois suivre la situation de près afin de garantir la continuité de l’approvisionnement du marché national.

Par La Rédaction
Le 07/02/2026 à 13h00