En 2025, le marché immobilier marocain a poursuivi sa dynamique, enregistrant une hausse de 0,6% de l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) par rapport à l’année précédente, selon les dernières données publiées conjointement par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), reprises par le magazine Finances News. Cette progression, modeste mais constante, reflète des tendances contrastées selon le type de biens. Les prix des logements ont augmenté de 0,8%, ceux des terrains de 0,4% et ceux des biens à usage professionnel de 0,3 %.
Le volume des transactions a également suivi une trajectoire ascendante, avec une hausse globale de 3,1% sur l’année. Cette évolution résulte notamment de l’augmentation de 1,3% des ventes résidentielles, de 7,5% de celles des terrains et de 7,4% de celles des biens professionnels. Ces chiffres témoignent d’un regain d’activité sur le marché, porté par des segments spécifiques et par certaines zones urbaines clés.
«Par ville, l’évolution des prix et des ventes est particulièrement marquée. Rabat enregistre une augmentation de 3,5% des prix, suivie de Marrakech (+1%), Casablanca (+0,9%) et Tanger (+0,6%», lit-on dans Finances News. Les transactions connaissent une croissance encore plus notable à Marrakech, avec un bond de 24,1%, tandis que Rabat enregistre +15%, Casablanca +7,8% et Tanger +3,3%. Ces écarts soulignent des dynamiques locales distinctes, où certaines métropoles continuent d’attirer davantage d’investissements que d’autres.
Sur le seul quatrième trimestre 2025, l’IPAI a progressé de 0,2% sur un an, avec une hausse similaire de 0,2% pour le résidentiel et les biens professionnels, tandis que les prix des terrains sont restés stables. Les transactions ont, pour leur part, affiché une croissance trimestrielle de 3,6%, soutenue par une augmentation de 0,6% pour les ventes résidentielles, de 12% pour les terrains et de 7,5% pour les biens à usage professionnel.
Dans l’ensemble, ces chiffres traduisent un marché immobilier marocain en croissance modérée, marqué par un intérêt soutenu pour certains segments comme les terrains et les biens professionnels, ainsi que par d’importantes disparités locales. «Ils reflètent également l’impact des politiques économiques et des tendances démographiques sur la dynamique des prix et des ventes à l’échelle nationale», conclut Finances News.






