Les compagnies d’assurance ont intensifié leur présence sur le marché, profitant de l’augmentation des risques liés aux inondations. Ces dernières semaines, de fortes pluies ont touché de vastes régions, provoquant d’importants dégâts matériels et des perturbations sociales qui ont contraint les autorités à prendre des mesures exceptionnelles, parmi lesquelles l’évacuation temporaire de la ville de Ksar El Kébir et le transfert de la population vers des centres d’accueil sécurisés.
Ces événements climatiques ont remis sur le devant de la scène le débat sur la faiblesse de la protection assurantielle des familles et des biens, notamment dans les zones les plus vulnérables face aux crues, écrit le quotidien Al Akhbar de ce vendredi 5 février. Ce constat a ouvert de nouvelles opportunités pour certaines compagnies d’assurance pour promouvoir de nouveaux produits ou relancer la commercialisation de contrats couvrant les catastrophes naturelles, et en particulier les inondations.
Selon Al Akhbar, les assureurs ont multiplié ces dernières semaines les campagnes de communication à destination des particuliers et des entreprises, afin de présenter les contrats garantissant les dommages causés par les inondations et les crues. Cette démarche s’appuie sur la montée des inquiétudes parmi les citoyens, confrontés à des images répétées de quartiers, de fermes et de routes submergés, et à des perturbations quotidiennes de la vie dans plusieurs villes et villages.
Ce mouvement intervient dans un contexte où les récentes inondations ont mis en évidence la faiblesse des infrastructures de prévention et le coût élevé des pertes supportées par les citoyens et l’État en l’absence d’une couverture assurantielle étendue, a-t-on lu dans Al Akhbar. Les compagnies d’assurance voient dans cette situation une opportunité d’élargir leur clientèle, malgré les critiques sur le prix des primes et les conditions d’indemnisation, indique le quotidien.
Cependant, cet intérêt soudain pour l’assurance contre les inondations soulève plusieurs questions, notamment en raison de la faible demande antérieure pour ce type de contrat. Les obstacles étaient nombreux: manque de sensibilisation, procédures complexes, et coûts élevés, surtout dans les zones rurales et fragiles. Pour les acteurs de la société civile, la gestion des conséquences des inondations ne peut se limiter à une approche assurantielle.
Celle-ci nécessite une politique publique proactive, basée sur le renforcement des infrastructures, l’entretien des cours d’eau, la régulation de l’urbanisation, et l’encouragement des citoyens à adhérer à un système d’assurance juste et accessible. La prévention et la préparation restent, selon eux, les clés pour limiter l’impact des catastrophes naturelles sur les populations.







