Dans une dépêche publiée mardi, l’agence Reuters a rapporté que le Chariot Tide, escorté par un navire de sauvetage espagnol, se dirigeait vers le port marocain de Tanger Med après une avarie technique. Le navire, anciennement connu sous le nom de Marabella Sun et battant pavillon mozambicain, avait perdu sa propulsion le 22 janvier au large des côtes espagnoles et dérivait sans moteur.
Face à cette situation, le navire de secours espagnol Clara Campoamor a été mobilisé afin de sécuriser la navigation du pétrolier. Reuters souligne par ailleurs que, malgré les sanctions européennes, les autorités espagnoles n’ont pas expliqué pourquoi le navire n’a pas été saisi, et le ministère espagnol de la Défense s’est abstenu de tout commentaire.
Lire aussi : Un pétrolier russe échoué au détroit de Gibraltar: le Maroc intervient pour éviter une catastrophe écologique
Le Chariot Tide fait partie de ce que Reuters qualifie de «flotte fantôme», composée de centaines de pétroliers utilisés pour transporter du pétrole russe en contournant les sanctions occidentales. Plusieurs médias ont alors spéculé sur le rôle du Maroc, évoquant notamment les relations diplomatiques entre Rabat et Moscou, rappelant l’accord de pêche signé en octobre dernier autorisant des navires russes à opérer dans les eaux atlantiques marocaines.
Contactée par Le360, une source bien informée apporte toutefois des précisions clés, contredisant ces interprétations. Selon elle, le navire a effectivement été signalé dans le détroit de Gibraltar à la suite de problèmes techniques, mais l’intervention de l’autorité portuaire de Tanger Med s’est strictement limitée à une mission d’assistance et de sécurisation de la navigation, à la demande des autorités marocaines.
«Le navire n’a jamais accosté au port de Tanger Med ni effectué la moindre opération portuaire ou commerciale», affirme la même source.
Concrètement, des remorqueurs ont été dépêchés par Tanger Med uniquement pour prévenir tout risque pour la navigation maritime. Une fois la situation maîtrisée et sécurisée, le pétrolier a repris sa route, sans aucune implication logistique ou économique du port marocain.








