Crédits aux promoteurs immobiliers: les résidences secondaires sinistrées face à un moyen standing épargné

Chantier d'un immeuble en construction. 
Chantier d'un immeuble en construction.  . Dr

Revue de presseKiosque360. La morosité des crédits aux promoteurs immobiliers ne semble pas concerner tous les segments de la promotion, comme le met en avant l’enquête menée par Bank Al-Maghrib et publiée dans le dernier rapport de la Direction de la supervision bancaire (DSB). Le point.

Le 01/08/2017 à 06h42

Les financements accordés aux promoteurs immobiliers connaissent, depuis plusieurs années, une certaine morosité, personne ne peut le nier. Mais tous les segments ne semblent pas impactés de la même façon, révèle une enquête de Bank Al-Maghrib publiée dans le dernier rapport de la Direction de la supervision bancaire (DSB).

Aujourd’hui le Maroc rapporte ainsi, dans son édition de ce 1er août, que les programmes de résidences secondaires et touristiques sont les plus sinistrés, les financements ayant accusé un recul sensible de 46,5 % en 2016. L’année précédente déjà, les crédits accusaient une baisse de 18%.

Du côté des logements sociaux, les financements, qui continuaient d’augmenter ces dernières années, connaissent également une baisse aujourd’hui, indique le quotidien qui détaille les résultats de l'enquête sur ce segment, précisant qu'il a rompu avec sa tendance haussière pour enregistrer un repli de 16,6% en 2016, contre une hausse de 24% un an plus tôt.

Le seul segment qui semble tirer son épingle du jeu est celui du moyen standing: ses crédits sont en hausse de 11%, après un recul de 9% un année auparavant. D’après la dernière enquête sur la demande en habitats du ministère de tutelle qui a recensé 1,6 million de demandeurs, le logement moyen standing intéresserait 23 % des acheteurs actuels sur le marché.

De manière générale, le crédit à la promotion immobilière a poursuivi son trend baissier en 2016, chutant de 4,8% à 63,4 milliards de DH, comme l’indique le journal qui met toutefois en avant une “petite éclaircie” sur une année glissante (entre mai 2016 et mai 2017) avec une quasi-stabilisation de l’évolution du stock de financements, même si les banquiers, prudents, attendent la confirmation de cette tendance.

Par Fayçal Ismaili
Le 01/08/2017 à 06h42