Plus de 600 ouvriers, techniciens, ingénieurs et experts poursuivent sans relâche les travaux de construction du plus long viaduc routier du Maroc, situé au nord de la ville de Laâyoune. Sur ce chantier d’envergure, l’activité ne connaît aucun répit. Jour et nuit, les équipes s’affairent dans une organisation rigoureuse pour mener à bien cette infrastructure stratégique appelée à relier la ville de Laâyoune aux différentes régions du nord et du sud du Royaume, en franchissant l’oued Saguia El Hamra.
Depuis le sommet de l’un des imposants piliers du pont, dont la hauteur dépasse les cinquante mètres, le directeur central de la voie express Tiznit-Dakhla, Mbarek Fanch, indique que le taux d’avancement des travaux de cet ouvrage d’art a atteint 36%. Il souligne que la progression régulière du chantier est le fruit d’une planification minutieuse et d’une mobilisation constante des ressources humaines et techniques.
Le responsable insiste particulièrement sur les conditions dans lesquelles évoluent les travailleurs. Selon lui, les normes de sécurité sont appliquées avec une rigueur exemplaire à chaque étape de la réalisation. Le port du casque de protection, du gilet réfléchissant, de jour comme de nuit, ainsi que des chaussures adaptées aux environnements de chantier est strictement obligatoire. Ces mesures visent à réduire au maximum les risques inhérents à un projet de cette ampleur, où la hauteur des structures et la complexité des opérations exigent une vigilance permanente.
En parallèle, une attention particulière est accordée à la santé des équipes mobilisées sur le terrain. Le chantier dispose d’un dispositif médical complet comprenant une ambulance, deux infirmières et un médecin présent en permanence sur place pour intervenir rapidement en cas d’urgence. Cette organisation sanitaire, conjuguée à l’application stricte des règles de sécurité, a permis jusqu’à présent d’éviter tout accident grave, malgré l’intensité du rythme de travail, notamment lors des rotations nocturnes.
Lire aussi : Voie express Tiznit-Dakhla: les coulisses d’un chantier titanesque
La dimension environnementale constitue également un axe central dans la conduite des travaux. Les responsables du projet veillent au respect de l’écosystème de l’oued Saguia El Hamra, notamment en protégeant la faune locale et en évitant toute perturbation des oiseaux migrateurs. Des dispositifs de signalisation spécifiques ont été installés autour du chantier afin de limiter l’impact des activités sur l’environnement naturel.
Un chantier 24/7
De son côté, Mohamed El Farhounia, responsable de l’aménagement des travaux du pont, explique que la direction a veillé à garantir des conditions de travail favorables pour l’ensemble du personnel. Les ingénieurs, techniciens et ouvriers se relaient continuellement, assurant ainsi la continuité du chantier vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Cette organisation s’accompagne de la mise à disposition d’espaces de repos adaptés, ainsi que d’une alimentation variée et de qualité pour un effectif dépassant les 600 personnes.
أكثر من 600 عامل وتقني ومهندس يواصلون جهودهم لتشييد أطول جسر بالمغرب
Il ajoute que l’encadrement accorde une grande importance à la gestion du temps de travail, en instaurant un équilibre entre les périodes d’activité et de repos. Cette démarche vise à préserver la santé des travailleurs tout en maintenant un niveau élevé de productivité. L’utilisation d’équipements modernes et de technologies avancées facilite par ailleurs l’exécution des différentes phases du projet et contribue à accélérer le rythme de réalisation.
Ce viaduc routier constitue l’un des ouvrages d’art majeurs intégrés dans un vaste programme de construction de ponts et de viaducs s’inscrivant dans le cadre du projet de voie express Tiznit-Dakhla. Ce programme s’insère dans la dynamique du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, dont l’objectif est de renforcer les infrastructures de transport et de stimuler l’activité économique régionale.
Le méga-chantier Tiznit-Dakhla comprendra à terme 30 passages, 16 ponts, 7 aires de repos, 1.572 unités d’évacuation d’eaux pluviales.





















