«Maroc, terre de culture»: à la Villa des Arts, une parenthèse colorée pour les familles casablancaises

À Casablanca, «Couleurs du Maroc» ravit grands et petits

À la Villa des Arts, les enfants ont réalisé une fresque qui sera exposée. (S.Belghiti/Le360)

Le 31/03/2026 à 09h11

VidéoÀ Villa des Arts de Casablanca, le programme «Maroc, Terre de Cultures» a signé le temps d’un après-midi une nouvelle édition haute en couleurs avec l’édition «Couleurs du Maroc». Organisé par le Collectif 4.0 en partenariat avec la Fondation Al Mada, cet événement familial, tenu chaque dernier samedi du mois depuis janvier, a réuni petits et grands autour d’ateliers créatifs, d’expositions et de jeux, dans une ambiance conviviale célébrant la richesse culturelle du Royaume.

Sur l’esplanade ensoleillée de la Villa des Arts de Casablanca, les rires d’enfants se mêlent aux éclats de couleurs. Ici, le Maroc se raconte autrement: à travers ses pigments, ses matières et ses nuances. Après les «Histoires berbères» et les «Rythmes du Maroc», cette troisième édition de «Maroc, Terre de Cultures» plonge les familles dans un univers sensoriel où chaque teinte évoque un territoire, une mémoire et un savoir-faire.

Des ocres profonds du Sud aux bleus apaisants du Nord, en passant par le jaune safran et le vert des paysages, les couleurs deviennent langage. À même le sol, pinceaux en main, les enfants s’approprient cet héritage, pendant que les parents observent, échangent ou se laissent eux-mêmes tenter par l’expérience.

«Couleurs du Maroc, c’est autour de la grande palette que notre pays peut nous offrir. Nous essayons de faire passer aux enfants à travers des activités ludiques, l’amour de la culture marocaine dans toute sa grandeur», explique Leila Loudghiri co-fondatrice du Collectif 4.0. «La fresque géante réalisée collectivement par les participants sera exposée à l’intérieur même de la Villa», partage la responsable.

«C’est une bonne initiative, l’ambiance est sympa, les gens sont joyeux, il y a un large choix de jeux», déclare Idriss, jeune adolescent. «J’ai participé au collage des étoiles et aussi à Jinga. C’est la première fois que je viens et je reviendrai volontiers», conclut-il enthousiaste.

La jeune Line, habituée des lieux, enchaîne les ateliers. «J’ai fait de la peinture et des créations d’étoiles du Maroc avec des pompons», raconte-t-elle. «On rencontre beaucoup de gens, on apprend beaucoup de choses sur le Maroc et c’est super», affirme-t-elle. «C’est ma troisième fois et je serai là pour la prochaine édition», ajoute-t-elle, déjà impatiente.

Pour les parents aussi, l’expérience a des allures de parenthèse. «À Casablanca, on a soif d’événements. Je suis ravie en tant que maman casablancaise de voir des initiatives comme celle-ci», confie Laila. «C’était un moment merveilleux entre parents et enfants et ça va sans doute nous remplir d’énergie positive pendant tout le mois jusqu’au prochain rendez-vous», conclut-elle, tout sourire.

Même constat pour Rinku, résidente à Casablanca depuis 13 ans, venue accompagner ses enfants. «C’est la première fois pour moi, mais mes enfants sont déjà venus et ils ont beaucoup aimé», explique-t-elle. «C’est un bon espace, les enfants font des activités et nous, on peut soit participer soit discuter tranquillement», souligne-t-elle. «J’ai rarement vu des initiatives comme celle-ci à Casa, surtout aussi abordable», ajoute-t-elle, visiblement conquise.

Car au-delà des couleurs, c’est bien le lien qui se tisse. Entre générations, entre cultures, entre inconnus le temps d’un après-midi. Pensé comme un rendez-vous mensuel depuis le début de l’année, pour seulement 50 dhs la famille, «Maroc, Terre de Cultures» continue de s’ancrer dans le paysage casablancais, avec des thématiques renouvelées comme les mangas en avril, la terre et ses variantes en mai, puis un marathon photo en juin pour clôturer ce premier semestre de 2026.

Par Ryme Bousfiha et Sifeddine Belghiti
Le 31/03/2026 à 09h11