De fortes précipitations ont été relevées dans plusieurs villes ces dernières 24 heures. Zagora affiche le cumul le plus élevé avec 57 millimètres (mm), suivie de Bouarfa avec 27 mm. Errachidia enregistre 13 mm, tandis que Midelt totalise 8 mm.
Les précipitations diminuent ensuite dans les autres localités. Béni Mellal affiche 3 mm, alors que Sidi Slimane, Meknès et Fès enregistrent chacune 2 mm. À Oujda, les relevés indiquent un cumul limité à 1 mm sur la même période.
Cette semaine, plusieurs régions ont connu des épisodes pluvieux. Ce printemps prolonge une saison hivernale déjà généreuse. «Cette année, l’hiver a tenu ses promesses bien au-delà du mois de février. Les pluies se sont maintenues en mars, un mois qui, ces dernières années, était devenu presque sec», observe Mohamed Jalil, ingénieur météorologiste et hydraulicien.
Toutefois, «ces pluies printanières n’ont pas la puissance des grandes perturbations hivernales, ces vastes systèmes frontaux venus de l’Atlantique Nord qui peuvent couvrir des étendues de près de mille kilomètres. Elles fonctionnent différemment, selon des mécanismes propres à la saison», détaille-t-il.
«Il s’agit de phénomènes localisés, liés à des masses d’air instables. Le rayonnement solaire engendre des écarts de température entre les différentes couches de l’atmosphère, ce qui suffit à déclencher des orages, parfois sous un ciel encore dégagé», conclut le spécialiste.




