Vidéo. Rencontre mondiale du soufisme: ouverture de la seizième édition, à Madagh dans la province de Berkane

Le président de la fondation Al Moultaqa, Mounir El Kadiri, lors de la 16e rencontre mondiale du soufisme, qui se tient au Maroc, dans la province de Berkane.

Le président de la fondation Al Moultaqa, Mounir El Kadiri, lors de la 16e rencontre mondiale du soufisme, qui se tient au Maroc, dans la province de Berkane. . Mohammed Chellay / Le360    

Le 19/10/2021 à 14h33

VidéoLa 16e édition de la Rencontre mondiale du soufisme s'est ouverte lundi 18 octobre 2021, à Madagh (province de Berkane), avec au programme plusieurs conférences et activités placées sous le thème «Soufisme et valeurs humaines: du local à l’universel».

Cet évènement, placé sous le Haut patronage du roi Mohammed VI et organisé par la Tariqa Qadiriyya Boudchichiyya et sa machyakha et la fondation Al Moultaqa, en partenariat avec le Centre euro-méditerranéen pour l’étude de l’islam actuel (CEMEIA), connaît la participation d’un parterre de oulémas, chercheurs et intellectuels du Maroc et de l’étranger.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence notamment du wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Mouad El Jamaï, du gouverneur de la province de Berkane, Mohamed Ali Habouha, du cheikh de la Tariqa Qadiriyya Boudchichiyya, Jamaleddine El Kadiri, et plusieurs autres personnalités.

Dans une allocution à cette occasion, le président de la fondation Al Moultaqa, Mounir El Kadiri, a souligné que cette rencontre constitue une occasion pour aborder de manière scientifique et académique les enseignements du Prophète Sidna Mohammed, qui sont porteurs de toutes les valeurs universelles et les vertus humaines. Il a aussi noté que le monde actuel fait face à un climat de conflits, de crises et de risques majeurs qui menacent la sécurité de l’homme et le laissent face à une angoisse existentielle. Il a ajouté que la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 a aggravé la situation et a mis en évidence le besoin primordial de revenir aux valeurs du soufisme.

L’être humain est devenu faible face à la mondialisation féroce, qui consiste en la consécration de la culture de consommation matérielle, reléguant les valeurs humaines et la dimension spirituelle au second rang, a-t-il estimé, affirmant que la construction d’un avenir meilleur pour l’humanité passe par l’ouverture sur l’autre et le retour aux valeurs spirituelles et éthiques de l’islam, qui sont ouvertes à toutes les personnes sans distinction de races, de couleurs ou de langues.

Mounir El Kadiri a, dans ce sens, mis l’accent sur la contribution du soufisme à la consécration de cette vision universelle, en particulier le soufisme marocain qui a participé à faire de la religiosité marocaine ce modèle de juste milieu, de tolérance, d’ouverture et de coexistence, un modèle au rayonnement régional, continental et mondial qui rehausse les valeurs de fraternité, de coopération et de respect mutuel conformément aux Hautes orientations du roi Mohammed VI.

La cérémonie d’ouverture de cet évènement a été marquée par des chants de madih et samaâ, interprétés par l’ensemble national de samaâ et madih de la Tariqa Qadiriyya Boudchichiyya, à l’occasion de l’Aïd al-Mawlid Annabawi Charif.

La Rencontre mondiale du soufisme, qui se poursuit jusqu’au 22 octobre, se tient cette année en mode hybride, avec certaines activités tenues en présentiel, alors que le reste sera organisé à distance, à travers les réseaux sociaux et ce, compte tenu du contexte exceptionnel mondial, lié à la pandémie de Covid-19.

Cette édition connaît la participation de spécialistes, chercheurs et scientifiques de diverses spécialités littéraires, scientifiques, religieuses, philosophiques, sociologiques ou économiques venant du Maroc, d’Europe, d’Asie, d’Australie, d’Afrique et d’Amérique.

Le programme de cette année sera marqué par l’organisation de concours de récitation et de psalmodie du Saint Coran, et du meilleur article sur le thème: «Les valeurs religieuses et leur dimensions universelles», en plus d’un concours de poésie louangeant le Prophète.

Par Mohammed Chellay (avec MAP)
Le 19/10/2021 à 14h33