Transports interurbains: hausse importante des prix à l’approche de l’Aïd, une ONG s’insurge

Des voyageurs s'apprêtent à monter dans un bus, dans une gare routière.

Revue de presseÀ quelques jours de l’Aïd El Fitr, l’Observatoire marocain de protection du consommateur (OMPC) avertit les usagers des transports publics d’une hausse subite et injustifiée des tarifs du transport interurbain. Dans un communiqué, l’instance dénonce une exploitation des besoins de déplacement des citoyens et en appelle à une régulation d’urgence des prix. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 16/03/2026 à 18h55

À l’approche de l’Aïd El Fitr, marqué par un grand nombre de déplacements à travers le Royaume, l’Observatoire marocain de protection du consommateur (OMPC) fait part de sa vive préoccupation devant l’augmentation soudaine et conséquente des tarifs du transport interurbain. Dans un communiqué rendu public cette semaine, l’ONG indique que «cette hausse constitue un fardeau supplémentaire pour des milliers de foyers marocains aspirant à célébrer cette fête religieuse auprès de leurs proches», écrit Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 17 mars. Cette inflation, ajoute l’OMPC, «touche avec une acuité particulière les catégories les plus vulnérables de la population», dont des étudiants, des ouvriers et des familles à revenus modestes, «contraints de se déplacer entre les villes pour les besoins des retrouvailles familiales durant ces jours fériés, [et qui] se trouvent ainsi pénalisés dans leur droit fondamental à la mobilité».

L’ONG appelle donc «à une clarification du cadre légal» et se demande, s’il existe, «une réglementation fixant un plafond aux tarifs des billets, ou [si] ceux-ci sont laissés à la discrétion des sociétés de transport», car «l’exploitation des périodes de fête pour majorer démesurément les prix est incompatible avec le principe d’accès de tous les citoyens à des services de transport décents et abordables».

En conséquence, l’OMPC exhorte «les autorités de tutelle à renforcer les contrôles durant ces périodes de forte affluence», recommande des «mesures coercitives afin de mettre un terme à toute tentative d’exploitation des besoins impérieux de déplacement des citoyens», et demande «la garantie de tarifs raisonnables, couplée à l’instauration généralisée d’un système de guichet unique dans les gares routières, à l’instar du modèle ferroviaire, afin d’assurer une transparence et une équité dans l’accès aux titres de transport».

Dans son communiqué, l’ONG insiste sur la nécessité d’une intervention résolue des pouvoirs publics pour réguler le marché et protéger les droits des consommateurs, et «plaide pour un contrôle accru des tarifs homologués et pour une accessibilité garantie des services de transport à l’ensemble des composantes de la société».

La diffusion de ce communiqué intervient «dans un contexte économique tendu, marqué par une récente hausse des prix des carburants en ce début de semaine», écrit Al Ahdath Al Maghribia. Les associations de défense des consommateurs redoutent en effet «que cette nouvelle augmentation ne se répercute en cascade sur l’ensemble du secteur du transport routier, et par conséquent sur les prix de nombreuses marchandises».

Par Hassan Benadad
Le 16/03/2026 à 18h55