Trafic international de drogue: chute de gros barons aux méthodes inédites

Un homme menotté. (Photo d'illustration)

Revue de presseÀ Casablanca, un réseau de trafic international de drogue a été démantelé par la Gendarmerie royale après une traque minutieuse. Pour échapper aux radars, les trafiquants utilisaient des méthodes de camouflage avancées, alternant véhicules et identités visuelles. Cette ingéniosité n’a toutefois pas suffi: les forces de l’ordre ont saisi plus de deux tonnes de stupéfiants. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 16/01/2026 à 21h44

Une opération de sécurité menée avec une grande précision par la Gendarmerie royale d’Aïn Sebaâ à Casablanca, en coordination avec le commandant de la compagnie de la gendarmerie de Médiouna, a récemment permis de lever le voile sur des méthodes de fraude particulièrement sophistiquées utilisées par des réseaux spécialisés dans le trafic international de drogue. Ces réseaux ont développé des techniques de dissimulation inédites afin de tromper les services de sécurité, reposant notamment sur le changement systématique de véhicules et de chauffeurs d’une ville à l’autre, jusqu’à l’achèvement de chaque mission de transport, indique le quotidien Assabah dans son édition du weekend du 17 et 18 janvier.

Les trafiquants procédaient à des échanges de camions chargés de drogue dans des zones isolées, tout en modifiant radicalement l’apparence des conducteurs et de leurs accompagnateurs. Ces derniers utilisaient des moustaches et des barbes artificielles, changeaient de vêtements à chaque étape et adoptaient des profils différents afin de semer la confusion parmi les services de renseignement et de fausser les informations transmises aux barrages judiciaires installés sur les routes nationales et autoroutières.

La vigilance des éléments de la gendarmerie, appuyés par les services de renseignement, a toutefois permis de faire échouer ce plan minutieusement élaboré. Après une filature discrète suivie d’une course-poursuite sur l’autoroute, deux membres du réseau ont été interpellés. L’opération a abouti à la saisie de plus de deux tonnes de drogues, ainsi que d’importantes quantités de comprimés hallucinogènes, confirmant l’ampleur de l’activité criminelle de cette organisation, écrit Assabah.

Les premières informations faisaient état d’un camion de transport de marchandises en provenance du nord et se dirigeant vers les villes du sud du Royaume. Or, au cours du suivi, les gendarmes ont constaté que le véhicule suspect s’arrêtait à plusieurs reprises dans des zones désertes, où la cargaison était transférée vers d’autres camions de marques différentes, conduits par d’autres individus. Cette manœuvre, répétée à plusieurs reprises sur le trajet, visait à brouiller les pistes et à exploiter les limites du renseignement classique fondé sur des données fixes telles que le type de véhicule ou l’identité apparente des chauffeurs.

Ce stratagème a, dans un premier temps, provoqué une certaine confusion parmi les différents services de sécurité, d’autant plus que les réseaux de trafic ont réussi, par le passé, à faire passer d’importantes cargaisons sans être inquiétés, en utilisant des véhicules autres que ceux faisant l’objet d’informations préalables. Mais l’analyse approfondie des mouvements suspects et la coordination étroite entre les unités ont permis de comprendre la nature frauduleuse de ces opérations.

La traque s’est finalement achevée dans la périphérie de Casablanca, lorsque les éléments du centre judiciaire d’Aïn Sebaâ, en collaboration avec la compagnie de Médiouna, ont pris le relais de la surveillance. Acculé lors d’une poursuite jusqu’à la région de Khayyata, le conducteur a tenté de fuir avant de se retrouver coincé dans un champ, réalisant qu’il était encerclé sur l’autoroute. Lui et ses complices ont été arrêtés sur place, mettant fin à une opération de trafic qui illustre le niveau croissant de sophistication des réseaux criminels, mais aussi la capacité d’adaptation et de mobilisation des forces de la Gendarmerie royale face à ces nouvelles menaces.

Par La Rédaction
Le 16/01/2026 à 21h44